
Parmi les problèmes qui stressent les Togolais à la fin de chaque mois, figure en première place la facture d’électricité. Excepté les barons du régime de l’éternel voyageur Faure Gnassingbé qui, pour la plupart, ne paient pas leur consommation d’électricité, la majorité des Togolais se plaignent des factures que leur sert la Compagnie Energie Electrique du Togo. Mais au même moment, la CEET verse des centaines de millions à ces barons qui s’enrichissent sur le dos du peuple togolais.
Le principal mal qui gangrène le secteur de l’électricité au Togo reste et demeure la gestion chaotique de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET). Ceci est loin d’être une simple affirmation. Il s’agit d’analyses documentées et indiquées dans plusieurs rapports provenant d’institution publique. 20% des pertes de cette société d’Etat proviennent de l’intérieur et 80% des détournements au sein même de la boîte.
L’état vétuste des installations, le délestage chronique, le coût élevé et inexpliqué des factures servies aux consommateurs togolais ne sont que la partie visible d’un iceberg savamment entretenu par le régime du dictateur Faure Gnassingbé.
La CEET, tout comme de nombreuses sociétés publiques et parapubliques, constitue une poule aux œufs d’or pour les membres de la minorité pilleuse qui a confisqué le pouvoir depuis plus de cinquante (50) ans.
Ainsi malgré les bonnes dispositions des Directeurs généraux qui se succèdent à la tête de la CEET, ceux-ci sont pieds et mains liés par les intérêts des barons qui font du commerce avec l’énergie au Togo. Plusieurs noms reviennent dans les enquêtes autour de ces « business » vicieux qui empêchent les Togolais d’avoir accès continuellement à l’électricité.
Il s’agit entre autres de président de l’actuel Sénat, Barry Moussa Barqué, et de l’ex ministre de l’Energie et conseiller de Faure Gnassingbé, Damipi Noupokou.
Cette clique bien protégée par Faure Gnassingbé a trouvé comme fonds de commerce de commander des groupes électrogènes de la Chine pour la CEET, à charge pour la société de leur verser mensuellement des redevances financières. A date, ces groupes électrogènes sont au nombre de deux dont l’un déjà en panne sert de matériel de rechange pour l’autre. Les documents parlent de plus de 4 milliards de francs CFA versés par la CEET à la sulfureuse entreprise mise en place par Barry Moussa Barqué et Damipi Noupokou.
Dans cette affaire qui constitue ni plus ni moins qu’un véritable conflit d’intérêt, ces barons du régime cinquantenaire perçoivent mensuellement plus de 500 millions de francs CFA auprès d’une CEET qui peine à honorer ses engagements à l’égard des fournisseurs internationaux comme le Nigéria et le Ghana.
Il ne faut pas être un expert-comptable pour comprendre qu’en moins de trois (03) mois, ces « dirigeants commerçants » rentabilisent déjà au-delà des fonds déboursés pour l’achat des groupes. Pire s’il s’agit de mettre en place un projet au profit de la CEET elle-même pour acquérir des groupes, on doit admettre qu’avec les fortes redevances financières versées à ces barons, plusieurs groupes seraient entrés dans le patrimoine personnel de la CEET.
C’est ainsi que les dirigeants de la CEET préfèrent saigner les Togolais pour enrichir Faure Gnassingbé et sa minorité dans leur boulimie de l’argent. Etant donné que le business est très enrichissant et fait couler du cashflow, Faure Gnassingbé annonce ouvrir le secteur de l’énergie aux particuliers afin de tenter de « légaliser » cette pratique malsaine et y intégrer d’autres membres de la minorité.
Depuis le début de cette semaine, les délestages se sont accrus à Lomé la capitale et plusieurs autres villes du pays. Mais le Conseil des ministres ne se penchera aucunement sur la recherche de solution pérenne puisque le premier des ministres trouve son intérêt dans la souffrance des Togolais.
Kossi Lamba
Source: Lalternative.info























