Mauvaise gouvernance
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S’il est une chose qui semble caractériser le régime actuel, c’est bien sa capacité à dépenser sans compter lorsqu’il s’agit d’assurer sa propre survie. Mais pour les institutions et les mécanismes censés renforcer la bonne gouvernance, la transparence et le contrôle de l’action publique, il dit toujours que les caisses ne sont pas assez garnies.

Au même moment, les citoyens sont forcés à faire des efforts pour payer taxes et impôts pas faciles à supporter. Les postes et les fonctions autour du pouvoir se multiplient. Conseillers à la présidence du Conseil, conseillers à la présidence de la République…ils sont nombreux à être rémunérés sur les fonds publics. Parmi eux, il y a des nationaux, souvent d’anciens ministres auxquels il faut trouver une place, mais il y a aussi des expatriés, dont des anciens responsables politiques européens comme Dominique Strauss-Kahn ou Tony Blair. La rémunération de ces derniers se chiffre sûrement à des dizaines de millions de francs CFA.

Avec la 5ème République qui suscite de nombreux débats, une nouvelle institution est encore venue alourdir la facture. On a désormais une présidence du Conseil et une présidence de la République, toutes deux avec leurs bureaux, leurs collaborateurs, leurs conseillers et tout l’appareil administratif qui les accompagne. Combien sommes-nous prêts à payer pour les institutions et pour quels résultats? La question ne nous a jamais été posée, puisqu’elle ne nous regarde pas. Et pourtant, l’argent public n’est pas l’argent du régime, mais il est celui du contribuable. Lorsque les ressources sont toujours disponibles pour multiplier les dépenses autour du pouvoir, mais deviennent introuvables dès qu’il s’agit de renforcer les institutions de contrôle et la bonne gouvernance, il y a là un problème que les Togolais ont le droit d’évoquer.

Source: Sikaajournal.com