manif antigouvernementale a hong kong - Actualité internationale = 27avril.com
Des centaines de milliers de personnes sont attendues au parc Victoria, dans le district de Causeway Bay, point de départ de la marche qui doit se rendre jusqu’à Wan Chai | Photo : AFP

Alors que des milliers de personnes se rassemblent dans la chaleur suffocante de Hong Kong, la police a bloqué l’accès au centre-ville en vue de cette nouvelle manifestation monstre contre le projet de loi d’extradition qui a mené des millions de citoyens à prendre la rue depuis début juin.

Cette fois-ci, le cortège est parti du parc Victoria, dans le quartier commerçant de Causeway Bay, point de départ de la marche qui doit se rendre jusqu’à Wan Chai. L’itinéraire a été revu après que la police eut réduit le trajet et bloqué l’accès à de nombreuses artères, évoquant des raisons de sécurité.

Les manifestants ont scandé des slogans comme « Libérez Hong Kong! Démocratie maintenant! « . D’autres portaient des bannières sur lesquelles on pouvait lire « Enquête indépendante sur l’État de droit ».

Selon la police et le Front des droits civils de l’homme, qui organise la marche, le cortège aurait ignoré les ordres de la police de terminer l’itinéraire sur une route à Wan Chai.

Initialement, la route devait mener jusqu’au district central, non loin du Conseil législatif (LegCo), où la police a eu recours au gaz lacrymogène et aux balles en caoutchouc contre les manifestants le 1er juillet, lors de l’un des plus violents affrontements depuis le début de la mobilisation.

Des barrières ont été installées devant les locaux du gouvernement et de la police, qui ont été vandalisés lors de précédents rassemblements. Dans un geste inédit, la Banque HSBC a elle aussi installé des barrières de métal autour du gratte-ciel qui abrite ses bureaux.

Selon des médias locaux, près de 5000 policiers ont été déployés pour contenir la foule.
L’arrêt des violences réclamé

Samedi, au moins 100 000 personnes ont manifesté à Hong Kong pour exprimer leur soutien à la police et réclamer un arrêt des violences, à la suite de la vague de protestations contre un projet de loi d’extradition. La police a parlé de 103 000 participants, tandis que, pour les organisateurs, ils étaient 316 000.

La police a saisi vendredi soir des explosifs artisanaux et des armes dans un édifice des Nouveaux Territoires, et procédé à l’arrestation de trois personnes. Impossible, toutefois, d’établir si ce matériel était destiné à servir lors de la manifestation de dimanche, ont indiqué les autorités.

Bien que la cheffe de l’exécutif hongkongais Carrie Lam ait suspendu le projet de loi sur l’extradition – le déclarant même « mort » –, le mouvement de protestation ne s’est pas affaibli. Les manifestants, qui voient dans ce projet une façon pour Pékin d’étendre son emprise, demandent ni plus ni moins que l’abandon total du texte, qui faciliterait le transfert de suspects vers la Chine afin qu’ils y soient jugés.

Les manifestants réclament aussi une enquête indépendante pour faire la lumière sur les nombreux cas de brutalité policière et de force excessive, l’abandon du mot « révolte » pour désigner la mobilisation ainsi que la libération de tous les citoyens emprisonnés depuis le début de la crise.

Source : AFP + Reuters + Radio Canada