conseil extraordinaire de la CEDEAO après le putsch contre Condé en Guinée
Capture d’écran : DR / Le Correcteur

L’organisation de la sous-région ouest africaine dénommée Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tenu une session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État. Cette rencontre est une réplique au putsch dont Alpha Condé a été victime le 5 septembre dernier. Et comme à son habitude, cette organisation considérée à raison comme un syndicat des chefs d’Etat, fidèle à son rôle de médecin après la mort, a suspendu la Guinée des instances de l’organisation, non sans exiger la libération immédiate d’un Alpha Condé toujours aux mains de putschistes qui ont tout l’air de multiplier les exigences de la CEDEAO par la somme nulle.

En attendant cette libération qui viendra comme marée en carême, Faure Gnassingbé, et ses joyeux drilles paraissent s’employer à un retour à l’ordre constitutionnel, conformément aux dispositions du Protocole additionnel de l’organisation sous-régionale sur la démocratie et la bonne gouvernance. Une situation qui en rappelle une autre, celle du Mali qui a été sur le tapis des discussions. A se demander si ce bras cassé de la CEDEAO ne s’arrêtera jamais de se ridiculiser à chaque fois.

Si elle était une organisation qui a de l’étoffe, de la poigne, la gueule de l’emploi pour ainsi dire, il y a beau temps que les coups d’Etat auraient cessé. Ceux qui la composent, à l’instar de Faure Gnassingbé qui n’est rien moins qu’un médecin malade, n’ont jamais brillé que par leur bassesse qui encourage chacun des composants de ce cercle vicieux où le germe de la mauvaise gouvernance est si bien soigné, arrosée.

Faure Gnassingbé se pose en donneur de leçons, alors même qu’il représente lui-même une tache indélébile au sein de cette CEDEAO privée de bras telle la Vénus de Milo. Faure Gnassingbé saura tirer les leçons du syndrome du troisième mandat qui aura coûté à son homologue guinée son poste, ou continuera-t-il à jouir d’une gloire médiocre que lui procure le spécieux titre de jeune doyen dont il s’affuble fièrement ? S’il a lu le Prince de Machiavel, le fils de Gnassingbé Eyadema comprendra quels écueils éviter en ces temps aussi incertains. Vivement qu’il tire de cette expérience guinéenne de bonnes leçons !

Source : Le Correcteur / lecorrecteur.info