
Kpékankandi, localité frontalière de la préfecture de Kpendjal, est devenue un point chaud du front sécuritaire dans le nord du Togo. C’est dans ce village que, pour la première fois en mai 2022, l’armée togolaise croisait le fer avec les combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Depuis, les attaques s’y succèdent
Dans la nuit du 8 au 9 juin 2025, le village de Kpékankandi, situé dans la préfecture de Kpendjal sur la frontière avec le Burkina Faso, a été une nouvelle fois le théâtre d’une attaque terroriste.
Les Forces de défense et de sécurité (FDS) togolaises, positionnées dans l’école primaire transformée en poste opérationnel avancé (TOB), ont opposé une riposte ferme, repoussant vigoureusement l’assaut.
Des sources non officielles indiquent comme bilan 2 blessés légers du côté des FDS, 6 terroristes neutralisés et 3 faits prisonniers. 49 motos saisies, des armes et des munitions ont été saisies. Les assaillants auraient emporté une dizaines de corps des leurs.
Cette attaque confirme que, malgré une accalmie apparente, les groupes armés continuent de mener des incursions dans le nord du Togo.
Situé aux portes du Burkina Faso, Kpékankandi est un point de passage stratégique pour les groupes armés affiliés au JNIM. Bien que la localité ait été largement vidée de ses habitants depuis juillet 2023, et en dépit d’une présence militaire renforcée, elle demeure une cible régulière de ces combattants.
L’attaque de la nuit dernière s’ajoute à une série déjà longue d’événements sanglants ayant endeuillé le village.
Le 11 mai 2022, ce fût la première confrontation directe entre l’armée togolaise et les combattants du JNIM sur le sol national. Deux ans plus tard, le 20 juillet 2024 le camp militaire de la localité est victime d’une attaque particulièrement meurtrière. Plusieurs centaines de combattants ont encerclé le camp, causant plus de 20 morts dans les rangs des FDS.
Les FDS résistent comme ils peuvent, mais cette guerre asymétrique impose une réponse multidimensionnelle. Il ne s’agit plus seulement de tenir militairement le terrain, mais de réhabiliter les localités abandonnées, de reconstruire le lien social et de permettre le retour sécurisé des déplacés.
Source: lalternative.info























