
Le Fonds monétaire international (FMI) s’apprête à lancer un audit complet de la gouvernance du Togo. Prévu pour débuter en août 2025, ce processus a été initié dans le cadre du programme de la Facilité élargie de crédit (FEC) signé en mars 2024. L’objectif principal est d’évaluer les mécanismes institutionnels du pays, notamment en matière de gestion des finances publiques, de transparence budgétaire et de lutte contre la corruption.
Ce diagnostic, baptisé Governance Diagnostic Assessment (GDA), portera sur plusieurs secteurs sensibles. Il s’agira d’examiner les marchés publics, la déclaration de patrimoine des hauts responsables, la transparence dans l’attribution des contrats et l’efficacité des organes de contrôle. Le FMI précise que les conclusions de cette mission devraient déboucher sur des recommandations concrètes inspirées des meilleures pratiques internationales. Autrement dit, un plan d’ajustement structurel (PAS).
Le gouvernement togolais qui fait face actuellement à une perte totale de confiance de la part des citoyens et des partenaires économiques, espère ainsi améliorer l’environnement des affaires et attirer davantage d’investissements privés. Les résultats de l’audit sont attendus avant la fin de l’année 2025, avec à la clé un plan d’action élaboré en concertation avec les partenaires techniques.
En se voyant imposer cet audit, condition sine qua non pour obtenir la facilité élargie de crédit, le Togo se distingue négativement parmi les pays d’Afrique de l’Ouest francophone. Cette décision traduit en effet, la prise de contrôle des finances publiques togolaises amorcée par l’institution de Bretton Woods faute de gestion rigoureuse et transparente par les autorités togolaises.
Grands volets de l’audit :
1-Lutte contre la corruption : Identifier les mesures nécessaires pour renforcer l’intégrité et la transparence.
2- Transparence budgétaire : Évaluer les pratiques actuelles et proposer des améliorations.
3- Gestion des finances publiques : Analyser l’efficacité des ressources publiques.
4- Cadre juridique des affaires : Examiner les lois et régulations qui régissent le secteur privé.
5- Déclaration des biens : S’assurer que les responsables publics respectent les obligations de transparence.
6- Procédures de passation des marchés publics : Évaluer l’intégrité et l’efficacité des processus d’achat public.
7- Indépendance des organes de contrôle et de sanction : Garantir que les institutions chargées de surveiller et de sanctionner les abus fonctionnent sans pression.
Source: Analyse citoyenne de la gestion des finances publiques du Togo (ACGFiP)























