Infog: DR

Dans des rapports publiés par l’Inspection Générale d’État en juin 2023 et novembre 2024, il est révélé des cas graves de détournements de fonds publics dans plusieurs établissements publics administratifs (EPA) et établissements publics industriels et commerciaux (EPIC).

Depuis la publication de ces documents, aucune action judiciaire n’a été entreprise à l’encontre des auteurs de ces infractions financières, du moins pas à la connaissance de l’opinion publique. Et pourtant, elles portent sur des sommes considérables des contribuables togolais.

Voici la liste de quelques uns d’entre eux :

– Le responsable des ressources humaines, le responsable administratif et financier et le Conseil d’Administration de l’INAM (Institut National d’Assurance Maladie) accusés d’avoir engagé des dépenses de missions sans pièces justificatives pour un montant de 96 Millions Fcfa,

– M. Amouzou, responsable de la paie à l’INAM, accusé d’avoir illégalement perçu 2 Millions Fcfa,

– La Mutuelle SAFER Entraide accusé d’avoir illégalement perçu des centaines de millions et sommé de rembourser 20 Millions Fcfa par an jusqu’à apurement de sa dette, (durée non précisée),

– M. Kwasi Symenouh, Président du Conseil d’administration de la SAFER (Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier) accusé d’avoir détourné 5 millions Fcfa,

– Mme Akouete Massan, ex-responsable de la paie à l’ambassade du Togo au Maroc, a détourné 158,4 Millions Fcfa,

– M. Epey Dotsè, ex-directeur de la TVT, accusé d’avoir détourné 14,9 millions de Fcfa,

– M. Adela Koffi Gabo, ex-receveur payeur de la TVT, accusé d’avoir détourné 2,7 millions Fcfa,

– M. Djossou Kossi Gbemegna, Mme Waguena Dambena Afi, M. Nabede Esso-Elownoyu, Mme Egbelou-Bana Mazalou employés au service Recettes et Dépenses de la TVT, accusés de malversations financières. Les montants détournés n’ont pu être précisés.

– Les dirigeants des établissements privés, laïcs et confessionnels de l’enseignement général : accusés d’avoir détourné au total plus de 1,5 Milliards Fcfa.

Ces personnes et institutions devraient être interpellées, jugées et condamnées mais c’est le silence total, l’impunité absolue. Cependant, on s’acharne sur de jeunes poètes, activistes, artistes qui osent dénoncer ces irrégularités, en violant totalement leurs droits fondamentaux et libertés publiques. Kidnappés, torturés emprisonnés, certains en sont morts. Les survivants en gardent des stigmates à vie et dorment encore en prison pour la grande majorité. Il est temps que l’injustice s’arrête au Togo et qu’on soumette les vrais criminels à la rigueur de la loi. Et ce ne sera possible qu’après le départ de Faure Gnassingbé de la tête du pays.

Faure must go.

Analyse citoyenne de la gestion des finances publiques du Togo / ACGFiP