
Contour Global, 146 millions de dollars, soit 73 milliards de francs CFA. Une centrale censée produire 780gigawatt/heure d’électricité par an, ce qui devrait mettre fin au délestage dans le pays, selon la propagande du gouvernement à l’époque (2010). Centrale thermique Kékéli, 60 milliards de francs CFA engloutis en 2021. Ce projet devrait également résoudre le problème d’électricité au Togo. Mais aujourd’hui, la supercherie est flagrante, devant tout le peuple toujours plongé dans le noir.
D’autre projets sont étalés sur toute l’étendue du territoire et financés à coûts de centaines de millions de nos francs pour, dit-on, trouver une solution au problème énergétique dans le pays.
C’est le cas de la centrale solaire photovoltaïque de Dapaong, située à Dalwak dans le nord du Togo. Financée à plus de 39 milliards FCFA par la Banque mondiale (RESPITE), elle vise à électrifier plus de 60 localités de la région des Savanes à partir de 2026.
Centrale solaire photovoltaïque de Blitta (70 MW), un prêt de 9 milliards de francs CFA financés par le Fonds Saoudiens. Projet CIZO, Fonds Tinga, etc. sont aussi financés avec des milliards de nos francs.
Tous ces projets devraient aider le Togo à venir à bout du délestage qui ralentit les activités des populations et les plonge dans le désarroi. En 2010, Faure Gnassingbé avait fait de Contour Global un sujet de campagne électorale. A la fin, on se rend compte que c’est un éléphant blanc qui n’arrive pas à sortir le pays de sa dépendance énergétique.
Aujourd’hui, le Togo a une dette colossale vis-à-vis du Nigeria vers qui il se tourne encore pour mendier le courant électrique. Selon le ministère délégué auprès du ministère des Mines et de l’Energie, le Togo fait le pied de grue devant les installations du Nigeria pour demander une augmentation dans l’approvisionnement en électricité.
Dans ce cadre, on apprendre que le directeur de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET), Débo K’mba Barandao a échangé avec la Niger Delta Power Holding Company (NDPHC) « sur une augmentation des importations d’électricité, actuellement estimées à 75 MW, afin de soutenir la croissance énergétique au Togo ».
« La PDG de NDPHC, Jennifer Adighije, a confirmé la disponibilité du Nigeria à accroître ses exportations vers le Togo et la sous-région, dans le cadre de partenariats structurés et durables, intégrant les garanties financières et des mécanismes de paiement sécurisés », apprend-on du ministère togolais des Mines et de l’Energie.
Déjà, on sait que le Togo doit de l’argent au Nigeria qui, à plusieurs reprises, avait menacé de couper l’approvisionnement en électricité au pays dirigé depuis 21 ans par Faure Gnassingbé.
Après avoir mis des centaines de milliards de francs CFA dans des projets foireux qui ont permis à ses proches collaborateurs de se remplir les poches, son régime se promène dans la sous-région pour mendier le courant qui ne devrait normalement plus être une denrée rare au Togo.
Le délestage a encore de beaux jours au Togo. Les populations ne sont près de la fin du calvaire à eux imposé volontairement par un régime ménopausé.
Source: Lalternative.info























