Les agentes de l'OTR Bileyo Donko et Dedegan Klouvi Foligan | Photos & Infog: DR/Lalternative.info
Les agentes de l’OTR Bileyo Donko et Dedegan Klouvi Foligan | Photos & Infog: DR/Lalternative.info

L’instruction ouverte par le doyen des juges à la suite des révélations de Ferdinand Ayité relativement à des sommes colossales investies dans l’assurance vie par deux cadres de l’Office togolais des recettes (OTR), a pris une nouvelle tournure la semaine dernière. Le doyen des juges d’instruction a convoqué individuellement par voie d’huissier les dames Donko Bileyo et Klouvi-Foligan Dédégan Chimène à son bureau.

Pour cette première comparution libre, le doyen des juges a formellement inculpé Mme Donko Biléyo assistée par le cabinet de Me Katakiti Afoh Gado représenté par Me Djourma. Donko Biléyo ne s’est pas exprimé lors de cette première comparution.

Mme Klouvi-Foligan Dédégan Chimène a comparu sans avocat. Elle a déclaré au juge d’instruction que les fonds déposés à l’assurance vie proviennent, une partie, à savoir 30 millions de F CFA de son petit ami vivant aux USA pour un chantier, une deuxième partie de la vente d’un immeuble à Hédzranawé, et une troisième partie des cadeaux qu’elle recevait de certains clients quand elle était au poste au Port autonome de Lomé.

Les deux prévenues sont accusées de blanchiment de capitaux et enrichissement illicite.

Les deux dames qui ont déjà été muté de leurs postes à l’Office togolais des recettes (OTR) sont placées désormais sous contrôle judiciaire assorti des conditions drastiques suivantes :*

  • Confiscation de leurs passeports avec interdiction de sortie du territoire,
  • Présence chaque début du mois pour signer un registre de présence au cabinet du doyen des juges
  • Autorisation du juge d’instruction avant d’aller à l’intérieur du pays.

Les comptes des deux dames au sein de toutes les structures bancaires sont gelés à titre conservatoire.

L’ancien directeur général du cadastre, sieur Labani qui a aussi investi 530 millions de F CFA à l’assurance NSIA-Vie est également attendu dans les bureaux du doyen des juges d’instruction.

Source: Lalternative.info