Près de la digue de la mare de Falki, des charretiers traversant le couloir des éleveurs | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay
Près de la digue de la mare de Falki, des charretiers traversant le couloir des éleveurs | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay

* À Falki, dans la région de Zinder au sud-est du Niger, maraîchers, éleveurs, pêcheurs et briquetiers dépendent d’une même mare pour leurs activités.

* Depuis 2017, une association organise leur cohabitation et tente de prévenir les conflits autour de cette ressource hydrique.

* Mais la baisse du niveau de l’eau, l’augmentation des besoins et la variabilité des conditions climatiques compliquent aujourd’hui cette cohabitation.

* Les usagers adaptent leurs pratiques et négocient de nouvelles formes de partage.

A environ cinq kilomètres au sud de Mirriah, dans la région de Zinder, au sud-est du Niger, la mare de Falki se trouve au cœur d’un important espace agricole. Alimentée principalement par les eaux de pluie et de ruissellement, la mare qui s’étire aux portes de Falki Babba, le village dont elle tire son nom, sert à l’irrigation des cultures, mais aussi à l’abreuvement du bétail, à la pêche et à la fabrication de briques. Ici, à longueur de journée, les mugissements des troupeaux se mêlent au ronronnement des motopompes d’une part, et de l’autre, au bruit sourd des pelles qui retournent la terre pour fabriquer des briques. Plusieurs villages dépendent ainsi de cette ressource en eau.

Le site agricole compte aujourd’hui environ 3 400 exploitants issus de 25 villages et hameaux, selon les données communiquées par la Direction départementale de l’Agriculture (DDA) de Mirriah. Environ 850 hectares (2,100 acres) y sont actuellement exploités, sur un potentiel estimé à plus de 1 500 hectares (3,700 acres).

Cette concentration d’activités autour d’un même point d’eau a longtemps alimenté les tensions entre les différents usagers. Depuis 2017, l’Association des usagers de l’eau (AUE) Hadin Kaï de Falki tente de transformer cette cohabitation en une organisation collective.

La mare de Falki du côté de la digue presque sans eau | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay
La mare de Falki du côté de la digue presque sans eau | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay

Quand l’eau était aussi source de conflits

Avant la création de l’association, les différents métiers qui se partageaient la mare avaient du mal à cohabiter. C’est au milieu d’une parcelle couverte d’herbes vertes et de végétation, que Laouali Mahaman Sani raconte cette période. Debout, vêtu d’un boubou vert clair et coiffé d’un bonnet blanc, le président de l’AUE est entouré de quelques membres de l’association.

Ensemble, ils parcourent le site et s’arrêtent au milieu des espaces autrefois au cœur des tensions entre usagers. « Les animaux pouvaient traverser les parcelles maraîchères, piétiner les briques mises à sécher ou endommager les installations des pêcheurs. C’était tout le temps des conflits », explique Laouali Mahaman Sani (plus connu sous le nom de Laouali Na Tchillé). « Certains différends dépassaient les autorités locales et étaient transmis jusqu’à Zinder, où leur règlement pouvait prendre plusieurs mois », précise-t-il.

Pour tenter de réduire ces tensions, les autorités locales et la Chambre régionale d’agriculture (CRA) ont réuni les différentes catégories d’usagers. Maraîchers, éleveurs, pêcheurs et briquetiers ont désigné leurs représentants et participé à la mise en place d’un dispositif commun de gestion.

Dans son bureau à Zinder, le secrétaire général de la CRA, Mahaman Laouali Souley, évoque avec satisfaction le parcours de l’AUE de Falki. « L’AUE de Falki fait partie des premières à avoir été autonomisées en 2021. Nous ne lui avons apporté qu’un accompagnement essentiellement stratégique, car les usagers savaient exactement ce qu’ils voulaient. Par exemple, une année où les pluies avaient été particulièrement abondantes, ils avaient eux-mêmes cotisé pour rehausser une digue, afin de contenir l’eau qui menaçait leurs cultures et leurs villages ».

‘’Hadin Kaï ‘’, le nom haussa choisi pour l’association, signifie ‘’union de tous’’. « La composition du bureau reprend cette logique : le président est maraîcher, son adjoint est éleveur, le secrétaire général est pêcheur et son adjoint est briquetier », souligne Na Tchillé.

Chamsou Laouali, maraicher de Falki montrant quelque chose sur une planche de légumes | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay
Chamsou Laouali, maraicher de Falki montrant quelque chose sur une planche de légumes | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay

Des espaces pour que chacun puisse accéder à la mare

L’une des premières mesures a consisté à organiser l’espace. Un couloir de passage a été réservé aux éleveurs, afin que leurs animaux puissent rejoindre la mare sans traverser les parcelles. Les maraîchers, les briquetiers et les pêcheurs disposent également d’espaces distincts.
« Nous avons ensemble réfléchi et trouvé la solution à tous ces conflits. Nous avons d’abord songé à délimiter les espaces pour chaque groupe d’usagers. La première action a été de faire un couloir de passage dédié aux éleveurs et à leurs bétails », explique Na Tchillé.

« Cette organisation s’accompagne de séances de sensibilisation destinées aux usagers, notamment sur le respect des espaces des autres catégories ».

Les briquetiers avec à leur tête Babalé Mouttaqa en jaune travaillent sur l’espace qui leur est réservé autour de mare de Falki, une localité de Mirriah, dans la région de Zinder, au sud-est du Niger | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay
Les briquetiers avec à leur tête Babalé Mouttaqa en jaune travaillent sur l’espace qui leur est réservé autour de mare de Falki, une localité de Mirriah, dans la région de Zinder, au sud-est du Niger | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay

Cette année, l’eau s’est beaucoup retirée

Même si, selon le président de l’association, les conflits sont devenus beaucoup plus rares aujourd’hui, d’autres difficultés inquiètent les usagers de cette mare, principalement l’ensablement et les effets du changement climatique.

« Cette année, l’hivernage a été moins favorable, avec notamment trois semaines sans pluie. Comme Falki dépend essentiellement des eaux de ruissellement, le déficit pluviométrique explique en partie le faible niveau actuel de la mare. Cette situation s’inscrit dans un contexte, où les effets du changement climatique se font de plus en plus sentir », explique Laouali Mahaman Souley.

Pour Dr Yahoussa Gambo, directeur du Centre régional de la recherche agronomique (CERRA) de Zinder, la situation de Falki doit être replacée dans un contexte plus large.

« Dans la région de Zinder, la variabilité des pluies, leur répartition irrégulière, l’augmentation des températures et une évaporation plus importante accentuent la pression sur les ressources en eau. L’extension des superficies cultivées, la croissance démographique et la multiplication des usages contribuent également à cette pression », explique le chercheur.

Un troupeau de moutons traversant le couloir des éleveurs pour se rendre à la mare | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay.
Un troupeau de moutons traversant le couloir des éleveurs pour se rendre à la mare | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay.

Une pression qui se fait déjà sentir par les usagers

D’habitude à Falki, le paysage est marqué par l’étendue de la mare. Mais elle s’est retirée de plusieurs mètres par endroits. Depuis la digue, quelques étendues d’eau apparaissent entre les herbes et les plantes aquatiques. Plus loin, les parcelles agricoles se succèdent sous les arbres, avec des cultures de mil et de maïs en arrière-plan. Des ouvrages en béton traversent la mare et délimitent certains espaces, témoignant des aménagements réalisés pour mieux maîtriser la ressource se faisant vaguement désirer cette année.

Dans une parcelle bordée de grands baobabs, Chamsou Laouali, maraîcher sur le site de Faki depuis plus de 40 ans s’affaire autour de jeunes pousses de laitue. À ses côtés, un autre maraîcher verse l’eau d’un bidon jaune dans une petite rigole serpentant entre les plants. Le sol est humide par endroits, couvert d’une fine végétation aquatique et de résidus de culture. Ici, l’eau n’est pas loin, mais elle ne se trouve plus au pied des parcelles comme auparavant

« Là où je suis en train de débroussailler, c’est en principe le lit même de la mare », explique-t-il. Pour continuer à irriguer ses cultures, il utilise une motopompe reliée à un canal d’irrigation traditionnel, fonctionnant au carburant (essence), dont le coût pèse sur ses dépenses. La pompe est raccordée à un canal d’irrigation traditionnel, lui-même relié au réseau californien desservant les parcelles du site.

Pour lui, les effets du changement climatique, dont il entendait parler lors des formations sur le climat, sont désormais une réalité concrète. « Cette année, nous vivons ses conséquences en direct », témoigne-t-il.

A son niveau, il essaie de s’y adapter, tant bien que mal. « Tout ce que nous pouvons faire, c’est de réduire l’espace de culture ; par cela, nous réduirons notre consommation d’eau », dit-il. « Nous serons aussi obligés, cette année, de réduire certaines productions nécessitant beaucoup d’eau, comme le « poivron » et le piment vert. Et prioriser les produits qui murissent vite comme la tomate ou encore la laitue que nous pouvons récolter dans l’espace de 45 à 50 jours ».

Inquiet, il ajoute : « Mon voisin, le propriétaire de la parcelle d’à côté, a essayé le riz, cette année. Mais, malheureusement, il a dû abandonner, parce que l’eau n’est malheureusement pas remontée jusqu’à sa parcelle ».

Le niveau de l’eau de la mare de Falki cette année a complétement baissé | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay.
Le niveau de l’eau de la mare de Falki cette année a complétement baissé | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay.

La baisse de l’eau touche aussi les autres activités

La baisse du niveau de la mare affecte aussi les autres activités. À son côté ouest, l’espace réservé aux briquetiers porte les traces de leur activité : le sol est creusé de nombreuses petites excavations, où subsistent des poches d’eau brunâtre. Entre les tas de terre fraîchement remuée, des briques sont alignées pour sécher au soleil, tandis que plusieurs hommes s’affairent autour des fosses, pelle à la main.

Babalé Mouttaka, représentant des briquetiers, observe ses collègues au travail, alors que l’eau de la mare, leur permettant de façonner les briques, s’est progressivement éloignée de leur espace. « Cette année, il n’y a pas beaucoup d’eau. Nous faisons de notre mieux. L’eau de la mare n’est plus très accessible pour nous », explique-t-il.

Pour les briquetiers, cette baisse du niveau ne signifie donc pas seulement une mare moins remplie : elle complique directement l’accès à la ressource nécessaire à leur activité. Quelques jours sans pluie suffisent à les contraindre à trouver d’autres moyens pour s’approvisionner : « Quelques jours seulement sans pluie, et nous sommes obligés de transporter l’eau sur des charrettes, afin de mener à bien nos activités. Ceux qui n’ont pas de charrette, eux, se retrouvent encore plus démunis », poursuit Babalé.

Chez les pêcheurs, l’inquiétude est également palpable. Leur chef, Moustapha Ousseini, prépare habituellement la saison de pêche, qui commence en octobre. Mais cette année, il constate que le niveau de la mare reste très bas. Assis à l’ombre d’un arbre près de sa concession, en raccommodant ses filets, il explique : « La pêche occupe une place importante à Falki. Pour l’instant, nous nous préparons pour la saison qui est censée débuter en octobre. À cette période, les pêcheurs affluent de différentes localités ; parfois ils sont plus d’une centaine à venir de divers horizons ».

Laissant lire un peu d’inquiétude sur son visage, il ajoute : « Mais cette année, nous sommes vraiment préoccupés, le niveau de la mare est encore très bas, alors que d’habitude, à pareil moment déjà, tout est presque prêt ».

Les jeunes éleveurs surveillent les vaches dans les parcelles non cultivées | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay
Les jeunes éleveurs surveillent les vaches dans les parcelles non cultivées | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay

Quand les règles doivent elles aussi s’adapter

La situation oblige même certains usagers à faire des concessions inhabituelles. Cette année, des maraîchers de l’AUE ont exceptionnellement autorisé des éleveurs à faire paître leurs animaux dans des parcelles non cultivées.

« À notre niveau, nous essayons de nous entraider. Nous avons exceptionnellement permis aux éleveurs de faire paître leurs animaux. Eux aussi manquent d’eau et de fourrage. Il faut donc faire des concessions dans les espaces vides et les parcelles non cultivées », explique Na Tchillé en marchant à travers le périmètre maraîcher, accompagné de quelques membres de l’association.

Au milieu des parcelles, quelques vaches attachées broutent l’herbe dans un espace non exploité. Na Tchillé les doigte avant de rappeler que cette présence reste exceptionnelle: « En temps normal, ces vaches n’ont pas le droit de traverser le périmètre des maraîchers, ni même de s’en approcher, puisqu’elles disposent de leurs propres espaces ».

Le propriétaire, Yawalé Souley, un jeune éleveur sédentaire accueille favorablement cette nouvelle règle. Pour lui, cette autorisation répond aux difficultés auxquelles les éleveurs sont confrontés, cette année. Les animaux doivent néanmoins rester attachés ou être étroitement surveillés, afin d’éviter d’endommagent les cultures voisines. « Ils ont vu comment l’eau s’est retirée et savent que la situation est un peu compliquée. De notre côté aussi, nous faisons très attention pour éviter les conflits », témoigne-t-il.

Dans sa parcelle, Chamsou peut encore adapter ses cultures et limiter les besoins en eau. Mais ces solutions ont leurs limites. Si la mare continue de se retirer, il faudra trouver de l’eau ailleurs. Pour lui, l’attention se tourne alors vers l’amont, du côté de Toumbala. « La solution ultime pour nous sera le lâcher d’eau d’un barrage situé à Toumbala, dans la commune de Gaffati », dit-il.

Près de la digue de la mare de Falki, des charretiers traversant le couloir des éleveurs | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay
Près de la digue de la mare de Falki, des charretiers traversant le couloir des éleveurs | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay

Toumbala, une solution à une vingtaine de kilomètres

« A Falki, au-delà des eaux de ruissellement, des lâchers d’eau depuis le barrage de Toumbala peuvent être envisagés, afin de réalimenter le plan d’eau », explique Adam Djibo, directeur départemental de l’Agriculture de Mirriah, rencontré dans son bureau.Construit en 2007 et d’une capacité de stockage d’environ 5 millions de mètres cubes, le barrage de Toumbala est un ouvrage hydraulique situé dans la commune rurale de Gaffati à 37 kilomètres plus au nord de la mare de Falki, capable d’alimenter une exploitation de 413 hectares (1,020 acres).

Toumbala joue ainsi un rôle important dans le système hydrologique local. Son eau peut être mobilisée pour l’agriculture, l’élevage et d’autres usages, mais également contribuer à l’alimentation de la mare de Falki, située en aval.

Selon Mahaman Laouali Souley, ces lâchers font l’objet de concertations entre les différents acteurs. « Lorsque le niveau de la mare baisse, les usagers se réunissent pour décider des démarches à entreprendre. Ils cotisent une somme symbolique appelée localement ‘’na goro’’ [qui veut dire frais de cola en hausa], destinée à faciliter les négociations avec le comité de gestion de Toumbala, pour obtenir un lâcher d’eau. Ces discussions se tiennent entre les usagers de Falki et ceux de Toumbala, en présence des autorités locales », explique-t-il.

Moustapha Ousseini, le chef des pécheurs dans sa cours, préparant ses filets de pêche | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay
Moustapha Ousseini, le chef des pécheurs dans sa cours, préparant ses filets de pêche | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay

Adam Djibo précise que la difficulté tient aussi au calendrier des besoins en eau. « Le fait qu’il y ait de l’eau à Toumbala ne signifie pas forcément qu’elle puisse être disponible à Falki, au moment où les besoins sont les plus importants », explique-t-il.

Car les besoins peuvent être simultanés des deux côtés. Les usagers de Toumbala ont eux aussi leurs propres cultures et leurs propres besoins en eau, ce qui peut limiter leur capacité à procéder à un lâcher au moment souhaité par les producteurs de Falki. « Les besoins peuvent coïncider. Les usagers de Toumbala peuvent eux-mêmes avoir besoin de cette eau et ne pas être en mesure de la lâcher au moment souhaité par les producteurs de Falki », précise-t-il

Même lorsqu’un lâcher est décidé, l’eau n’arrive pas immédiatement à destination. « Une fois libérée, l’eau doit encore parcourir son trajet jusqu’à la mare, avec la possibilité qu’elle soit retenue ou mobilisée en chemin par d’autres usagers », poursuit-il.

En 2025, des travaux d’aménagement ont été engagés à Falki, avec notamment des ouvrages de régulation, des digues et des canaux d’irrigation dans le but d’améliorer la maîtrise de l’eau, et d’augmenter les superficies aménagées.

Ces aménagements arrivent alors que les besoins en eau autour de la mare ont aussi évolué, avec la progression des activités agricoles et l’augmentation du nombre d’exploitants.

Près de dix ans après la mise sur pied de l’AUE Hadin Kaï, le site de Falki a changé de visage : ce qui était une vaste mare bordée de parcelles familiales est devenu un bassin maraîcher surpeuplé, s’asséchant de plus en plus. Ce sont désormais plus de 3 400 exploitants qui se disputent une ressource hydrique faisant face à l’ensablement et aux aléas climatiques.

Laouali Na Tchillé en boubou vert d’eau et bonnet blanc en compagnie de quelques membres de l’Association des usagers de l’eau (AUE) Hadin Kaï de Falki, une localité de Mirriah, dans la région de Zinder, au sud-est du Niger | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay
Laouali Na Tchillé en boubou vert d’eau et bonnet blanc en compagnie de quelques membres de l’Association des usagers de l’eau (AUE) Hadin Kaï de Falki, une localité de Mirriah, dans la région de Zinder, au sud-est du Niger | Photo: Fanta Chamsou / Mongabay

Pour Dr Gambo, une gestion durable suppose notamment de mieux connaître les différents usagers et leurs besoins, de suivre le niveau et la qualité de l’eau et d’organiser les périodes et les espaces d’utilisation.

« À Falki, l’enjeu n’est pas seulement de rechercher davantage d’eau. Il faut surtout apprendre à mieux gérer une ressource limitée et partagée. L’avenir de l’agriculture autour de la mare passe par une irrigation plus économe, des pratiques agronomiques adaptées, la protection de la qualité de l’eau et une gouvernance concertée associant agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et autres usagers », conclut-il.

Fanta Chamsou

Source: Mongabay