Le Mali et la Guinée rejoignent la Côte d’Ivoire et la RDC en demi-finales du CHAN 2016. Le Mali a eu le dessus sur la Tunisie tandis que la Guinée s’en sorti seulement après les épreuves de tirs au but face à la Zambie.

L’Aigle malien chasse l’aigle tunisien
Avez-vous déjà vu un aigle chasser ? C’est fascinant ! Il se focalise sur sa proie du début à la fin de la chasse. Tous ses muscles, ses serres et ses yeux sont sollicités dans la tâche. Rien d’autre ne compte plus. Et quand deux Aigles s’affrontent sur la pelouse du stade Nyamirando, à Kigali, que se passe-t-il ? C’est le plus rusé, le plus puissant et le plus endurant qui l’emporte.
Le troisième quart de finale du CHAN Orange 2016 mettait aux prises l’Aigle de Carthage à l’Aigle du Mali, appelons-le l’aigle mangeur de serpents puisque c’est, disent les spécialistes, la race la plus répandue dans le ciel du pays. Le dernier nommé avait commencé par avaler une couleuvre. Un quart d’heure de jeu, le milieu offensif Saâd Bguir déborde sur le côté gauche du terrain et centre au loin au-dessus d’Akaïchi et des trois chiens de garde qui l’entourent, libre de toute surveillance, Mohamed Ali Moncer surgit pour, de la tête, tromper Djigui Diarra. 1-0. Les Tunisiens sont maîtres du ballon, adeptes du jeu fluide, posé, basé sur la précision des passes. Les Maliens opèrent de façon désordonnée comme s’ils avaient du mal à trouver leurs repères.
Pendant plus d’une demi-heure, les Tunisiens imposent leur football mais cela ne durera pas. Les camarades de Djigui Diarra changent de braquet. Les courses sont plus tranchantes, la puissance physique commence par saper la résistance des Aigles de Carthage. Et ce n’est rien car dès le retour des vestiaires le rouleau compresseur des chasseurs de serpents ne va pas cesser de se jeter sur sa proie. Rami Jeridi, le portier tunisien, est soumis à un régime sévère. A la fin de la rencontre on enregistrera quinze tirs dont huit cadrés pour les Maliens contre cinq tirs et trois cadrés pour les Tunisiens.

Il faudra toutefois attendre la 63e minute pour comprendre que les Maliens allaient refaire leur handicap initial. Il y a d’abord ce tir croisé et lobé de Sékou Koïta qui rebondit sur le haut du filet. Six minutes plus tard, faute de main de Zied Boughattas dans la surface. Aliou Dieng égalise. Il a manqué quelques centimètres à Jeridi pour arrêter le ballon. Ce dernier s’incline une deuxième fois, dix minutes plus tard sur un tir croisé d’Abdoulaye Diarra.
La victoire consacrait l’équipe la plus volontaire, la plus entreprenante, la plus mobile, la plus offensive. Les Tunisiens ont voulu imposer un tempo tranquille sans trop d’à-coups. Ce n’est pas la bonne tactique face aux équipes du sud-Sahara. Les Aigles de Carthage ont trop cherché à préserver leur avance et n’ont pas compris que c’est une stratégie rarement payante lorsqu’il reste soixante-quinze minutes à jouer.
Le Mali dont le football connaît une ascension formidable ces derniers mois vient d’entrer dans un nouveau carré d’as après ceux de la CAN U-17 et de la CAN U-20. Maintenant il va préparer un énorme derby avec la Cote d’Ivoire. La nouvelle proie des Aigles ce seront les Eléphants, les maîtres du ciel contre les maîtres du sol à la défense légendaire.

La Guinée remporte la rencontre aux tirs au but
On connaissait l’affiche de la deuxième demi-finale, Cameroun – Côte d’Ivoire jeudi 4 février à Kigali. Il restait à savoir qui serait opposé la veille à la RD Congo. A choisir entre la Guinée et la Zambie. Les deux équipes se retrouvaient ce dimanche à Rubavu pour le dernier quart de finale du CHAN Orange 2016.
Ce fut dans l’ensemble assez confus avec un nombre limité d’occasions franches, toutes manquées, souvent par précipitation, par mauvais choix, par impatience. De part et d’autre. Les Guinéens semblaient pourtant avoir mis en place une formation plus équilibrée, mieux organisée dans son jeu. Les Zambiens, à l’inverse, développait une stratégie d’alternance. Tantôt ils formaient un groupe de sept ou huit joueurs en défense, tantôt ils se retrouvaient à cinq ou six en attaque dont le capitaine Christopher Katongo qui recevaient la presque totalité des ballons comme s’il était incontournable.

Ce n’était évidemment pas la bonne solution car lorsqu’il parvint enfin à marquer (85’), un de ses coéquipiers s’étaient auparavant retrouvés en position de hors-jeu. La pluie qui s’était invitée au début de la deuxième période avait rendu le ballon fuyant mais ce ne fut pas assez pour expliquer le peu d’enthousiasme suscité par une rencontre marquée par de nombreux coups de sifflets de l’arbitre.
Au cours de la première prolongation, la Guinée faillit bien trouver l’ouverture par Boniface Haba, d’abord sur une puissante reprise en deux temps que Jacob Banda détourna en corner, et, sur la séquence suivante en manquant de précision sur une tête alors que la cage s’offrait à lui (94’). Bien sûr il y eut d’autres menaces sur le but de chaque équipe ; sans suite. Et c’est donc la séance de tirs au but qui allait départager les deux derniers prétendants au carré d’as.
Premier à s’élancer, Chritopher Katongo pour la Zambie. Abdoul Aziz Keita arrête. 0-0
- Ibrahim Sory Bangoura marque, 0-1
- Buchizya Mfume égalise, 1-1
- Ibrahima Sory Bangoura. Jacob Banda arrête, 1-1
- Spencer Sautu, dans la lucarne, 2-1
- Mohamed Thiam, dans la lucarne, 2-2
- Sephen Kabamba au-dessus, 2-2
- Mohaned Youla, au-dessus, 2-2
- Clatous Chama, sous le bras de Keita, 3-2
- Issiaga Camara réussit, 3-3. Fin de la première série.
- Adrian Chama facile, 4-3
- Ibrahima Sory Soumah égalise, 4-4
- Daut Musekwa, Keita stoppe, 4-4
- Le gardien et capitaine Keita face à Banda, marque et scelle la qualification du Syli National de Guinée, par 5 tirs au but à 4.
Affiches des démi-finales
- RDC vs Guinée, le 03 février
- Mali vs Côté d’Ivoire, le 04 févrierSource : [31/01/2016] CAF avec 27avril.com























