Le lac Poopó, qui « était » le deuxième plus grand lac de Bolivie derrière le lac Titicaca, est au bord de l’assèchement complet, un désastre écologique pour des centaines d’espèces et économique pour les communautés locales de pêcheurs. Le phénomène météorologique El Niño, le changement climatique, l’exploitation minière et agricole, ainsi qu’une mauvaise gestion sont en cause.
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Les images parlent d’elles-mêmes. Près de 98% des eaux du Poopó se sont évaporées en 25 ans. Les scientifiques sont encore partagés sur sa disparition, définitive ou non.
Si on compare aux rétrécissements précédents, la situation « n’a jamais été si grave », juge Lisa Borre, chercheuse d’un institut new-yorkais citée jeudi par le National Geographic. « Le gouvernement bolivien met en cause El Niño et le changement climatique, et ils ont certainement joué un rôle, mais il ne dit pas qu’il a aussi échoué dans la mise en oeuvre du plan de gestion de la cuvette », souligne la chercheuse, qui étudie les écosystèmes des lacs.
Le réchauffement de la zone, estimé à un degré Celsius depuis un siècle, et le manque de pluie, constaté au cours de l’année écoulée, ont accéléré le processus d’évaporation, mais ces facteurs étaient des changements prévisibles, que les scientifiques avaient anticipés, note-t-elle. « De nombreux autres lacs du monde sont menacés de manière similaire par des programmes de développement ou par la mauvaise gestion », regrette par ailleurs Mme Borre.
Le gouvernement a promis de débloquer des fonds d’urgence. L’Union européenne contribuera elle aussi à des travaux de dragage prévus entre 2016 et 2017.
Source : 7sur7 + Belga+ Reuters + BFMTV























