En 2016, au moins 60 millions de personnes dans le monde seront confrontées à la faim et la pauvreté du fait des sécheresses et mauvaises récoltes provoquées par le phénomène météorologique El Niño, indique Oxfam vendredi dans un communiqué.

Ce phénomène, qui se produit tous les 4 ou 5 ans, provoque d’importantes tempêtes et inondations dans le monde.
D’après l’Organisation météorologique mondiale ( OMM ), « nous venons de vivre l’un des épisodes El Nino les plus intenses jamais observés, il a entraîné l’apparition de phénomènes météorologiques extrêmes sur tous les continents et a contribué aux records de chaleur enregistrés en 2015 ».
Selon Oxfam, ce sont les populations les plus pauvres et vulnérables qui sont les plus touchées, notamment en Afrique, Asie et Amérique centrale.
Les communautés du « couloir sec », une zone à cheval sur le Guatemala, le Nicaragua, le Honduras et le Salvador, se trouvent ainsi confrontées à l’une des plus graves sécheresses qu’elles aient connues depuis des dizaines d’années. Selon les estimations, 3,5 millions de personnes y avaient de graves problèmes d’accès à une alimentation suffisante.
De plus, jusqu’à 4,7 millions de personnes dans 13 pays du Pacifique restent exposées à un risque de sécheresse, de cyclones et de pluies atypiques.
Les gouvernements sont dépassés
Les dommages varient d’un pays à l’autre. Mais le dénominateur commun est que, malgré leurs efforts, nombre de gouvernements sont tout simplement dépassés.
L’ONG appelle la communauté internationale à « tenir sa promesse de lutter contre le changement climatique, notamment en se fixant des objectifs ambitieux en matière de financement de l’adaptation ». Mais dans l’immédiat, « une plus grande concertation des efforts s’impose afin d’apporter une aide essentielle aux communautés sinistrées, au moins jusqu’à ce qu’un retour à des récoltes normales et le renforcement de la sécurité alimentaire soient possibles », conclut Oxfam.
Source : [04-03-2016] Apanews























