Les supers corrompus ministres des Transports Ninsao Gnofam et de l'Économie et des Finances Adji Otèth Ayassor | Infog : 27avril.com
Les supers corrompus ministres des Transports Ninsao Gnofam et de l’Économie et des Finances Adji Otèth Ayassor | Infog : 27avril.com

On ne sait pour quelles raisons les grands de ce monde ont décidé d’inclure la cité balnéaire aux pays qui doivent défendre les droits de l’homme. Mais à y bien réfléchir, c’est probablement pour contraindre les autorités de ce pays situé entre le nord du Burkina Faso et le sud de l’océan Atlantique, à adopter les bonnes pratiques.

Mais parlant de bonnes pratiques, président fondateur et ses zouaves en sont encore loin. Une des preuves est le silence qui entoure un marché public dans lequel une dizaine de milliards seraient en voie d’être déclarés des BVNI (billets volants non identifiés).

Il ne paraît pas -puisque c’est visible, même pour des aveugles-, mais il se fait que dans l’attribution d’un marché public, deux « ministrons » ont fait en sorte qu’un flou kafkaïen entoure les termes exacts des frais de réalisation dudit marché. Il s’agit d’une piste d’amerrissage de 61 km entre la capitale et une zone où on prend un malin plaisir à habiller des cochons aux couleurs du parti « gnasslandais » lors de cérémonies grandioses, comme par exemple la venue de feu père de président fondateur.

Donc, on disait que 10 petits milliards sont portés disparus après que le prix du marché a été débattu et ramené à 26 briques au lieu de 36. Mais au cours de la réalisation, on constate que l’entreprise est incapable d’honorer ses engagements. Conséquence, la piste est à l’abandon et il a fallu que ceux qui aiment palabres, c’est-à-dire des journalistes jaloux des acquis des « ministrons », viennent mettre leur bouche dans une histoire qui ne les concerne pas.

Et patatras, c’est comme on a mis le feu dans une motte de foin. Sprint par-ci, course folle par-là, saut à la perche ailleurs, saut en profondeur de l’autre côté. Tant et si bien que dans cette débandade dont le but ultime est de faire en sorte que les BVNI ne se fassent pas remarquer, on en est arrivé à inventer ce qu’on appelle dans le jargon des marchés publics, des avenants. Notez bien, on n’a pas dit avenue Lomé-Vogan hein !

Ainsi, par un système d’avenants, on veut faire en sorte que l’entreprise retrouve des couleurs et achève les travaux entamés. Mais entre nous, qui parmi ceux qui ont eu à emprunter ladite piste, croient que ces travaux s’achèveront dans les normes, sans qu’on triche sur les quantités ou les épaisseurs initialement prévues ? Surtout que le montant des avenants, en se fiant aux prescriptions des textes des marchés publics, dépasse les 30% indiqués en rapport avec le montant du marché initial, ce qui implique qu’on doit passer un autre marché. Mais « Gnassland-city » étant le pays de président fondateur, il est possible qu’une dérogation soit adressée à l’UEMOA afin qu’on ferme les yeux sur cet épiphénomène. Ainsi va le pays !

Source : Liberté