Denis Sassou Nguesso, le président congolais a prêté serment ce samedi, pour un troisième mandat de sept ans. L‘événement a eu lieu aux environs de 13h (locales), au Palais des congrès de Brazzaville, la capitale.

Réélu lors du premier tour de la présidentielle du 20 mars avec 60,39 % des voix, Denis Sassou Nguesso a été investi en présence de plusieurs chefs d‘État et de gouvernement, notamment du Niger, du Gabon, de l’Angola, de Sao Tomé et Principe.
Le président congolais aura également reçu des lettres de félicitation et d’encouragement de ses homologues africains (Cameroun, Guinée équatoriale, Tchad, Mauritanie, Togo, Afrique du Sud, Angola, Rwanda).
Les ‘‘grands absents’‘
L’absence des occidentaux n’est pas passée inaperçue lors de cette cérémonie d’investiture. Plusieurs pays (États-Unis) et organisations (UE) ont dénoncé “une mascarade électorale” du régime de Brazzaville, refusant de prendre acte de la victoire de Sassou Nguesso. Autrement dit, ils ne reconnaissent pas sa ‘‘victoire ‘’ à la présidentielle du 20 mars. Ces derniers l’auront toutefois invité à entreprendre un dialogue avec l’opposition.
Autre absence très remarquée, celle de l’Union africaine dont la présidente de la Commission Nkosazana Dlamini-Zuma, a désapprouvé que les 30 observateurs mandatés par l’Union, ne puissent pas communiquer avec l’instance du fait de l’interruption des moyens de communication.
Les défis
Pendant la cérémonie de ce samedi, le président investi a solennellement juré de faire respecter la nouvelle Constitution adoptée le 25 octobre dernier.
Il reste également attendu sur plusieurs plans notamment les volets économique et social. La majorité des 4,5 millions d’habitants de ce pays, quatrième producteur africain de pétrole vivent dans la pauvreté.
Les spécialistes estiment qu’il faudrait des préalables notamment l’apaisement des tensions politiques pour envisager l’amélioration des conditions de vie des populations.
Le Pool
La situation reste tendue dans le Pool. Les opérations de sécurité sont en cours dans ce département du sud de la capitale. Elles viseraient les partisans du pasteur Ntumi. Des proches de l’opposant ont déclaré que des hélicoptères de l’armée ont pilloné la zone de Soumouna considérée comme son fief. Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme fait état de ‘‘rapports alarmants’‘ en provenance du Pool. Les populations ne cachent pas leurs inquiétudes face à la situation qui y règne. Plusieurs civils ont dû fuir les bombardements dans les différents quartiers.
Une mission humanitaire (Caritas Congo) a été déployée dans le Pool depuis le 14 avril avec l’accord du ministère des Affaires humanitaires pour évaluer les conséquences des opérations en cours dans la région, recenser les victimes, évaluer leurs besoins, apporter une première assistance pour éventuellement, déployer une mission humanitaire de grande ampleur…
Les opposants auront finalement abandonné les différents appels à la grève générale pour contester la réélection du président Sassou à la tête du Congo. Le candidat Guy-Brice Parfait Kolélas a appelé les populations au calme et au respect du verdict des urnes, en insistant par contre sur les “irrégularités” lors du scrutin. Le général Mokoko est resté dans sa posture : pour lui, le scrutin du 20 mars n’est pas crédible. Il dira d’ailleurs à ce sujet : ‘‘ce vote ne traduit pas le sentiment ou l’acte posé par les populations et je récuse ces résultats. Parce que pour moi, il est absolument impossible que le candidat Denis Sassou-Nguesso soit en tête avec le pourcentage qui nous a été révélé’‘.
Source : [16/04/2016] 27avril.com + Africa News + Agences























