L’homme nait bon, c’est la société qui le corrompt, disait Jean-Jacques Rousseau. Mais qu’il permette que l’on le paraphrase ainsi : chaque président élu est toujours bon au début, mais ce sont les mauvaises compagnies qui le corrompent. Et cette réalité, il y a quelqu’un qui semble l’ignorer. C’est le « prégodent » du Bénin Patrice Tibia, que dis-je, Talon. Il commence à faire certaines compagnies qui nous intriguent.

Entre nous hein, est-ce qu’il a besoin du pardon de Boni Yayi pour gérer le Bénin ? Alors qu’on l’attendait ailleurs, chez des gens biens, des vertueux démocratiquement parlant comme Roch Kaboré, le waouh Macky Sall, Dadjè Talon a cru devoir se retrouver ce lundi à Abidjan. Non pour un sommet de la Cedeao, mais parmi trois types : ADO, « Woabé Faure » et Boni « YAYIque ».
Pour une séance de réconciliation ! Les deux « prégodents » en exercice ont voulu faire faire la paix entre lui et son prédécesseur. Et apparemment, ils ont réussi. En tout cas, les deux frères ennemis se sont bécotés vis-à-vis devant les clients, devant les caméras. « Je remercie les Présidents Faure et Alassane pour le soutien dont nous avons bénéficié. Le temps que nous venons de passer ensemble est un témoignage de leur leadership. Je fais le serment à Yayi Boni d’être un bon Président et le rassurer que je donnerai le meilleur de moi-même », a dardé Talon, super content comme s’il venait de rencontrer Jésus-Christ lui-même.
Il faut qu’il nous réponde, Talon a-t-il besoin de faire CVJR (Commission Vérité, Justice et Réconciliation) avec le président périmé du Bénin avant de remplir la tâche pour laquelle il a été élu par le peuple des Amédaho ? Dans tout ce continent obscur rempli, il n’a trouvé personne avec qui lier d’amitié que « Woabé » et ADO ? On est très fâché contre lui, parce que nous étions tous « béninlais » lorsqu’il a été élu. On avait d’ailleurs jeûné, prié beaucoup pour lui et on s’est même privé de certaines jouissances pendant une journée entière. On ne voudrait donc pas que tous ces sacrifices soient vains.
Il va falloir que le bonhomme fasse un bon casting et choisisse les « prégodents » qu’il doit fréquenter. Sinon ces deux types-là, il ne va rien apprendre de bon d’eux. Ils ne peuvent que lui apprendre comment s’accrocher au pouvoir. Et ce n’est pas bien pour lui. Il vaut mieux être seul que d’être mal accompagné, dit un adage ivoirien. Si Talon est vraiment obligé de fréquenter quelqu’un, on lui suggère de nouer des relations avec Docteur Vankpon.
Source : Liberté























