Le Togo comme il va avec ses « togolaiseries ». Si des gens occupent de hautes charges de la République, ce n’est pas seulement par la force de leurs diplômes ou à la force du travail bien fait. Au Togo, il faut savoir se plier à quatre pour prétendre à des postes.

Il fut un temps où l’image de l’actuel président de l’ex UTD, le sieur Francis Ekon avait défrayé la chronique des images insolites. Lors d’une cérémonie à laquelle participait « Faure-vi », on l’a vu se casser en deux comme s’il utilisait déjà une canne, juste pour serrer la main au fils du père. Seulement l’histoire ne nous a pas dit si, en retour, il a été récompensé. Nous étions convaincus qu’il était le seul Togolais à avoir formé pareil angle devant le chef de l’Etat. Mais l’histoire étant têtue, des esprits jaloux des déhanchements de l’actuel président de l’Assemblée nationale, DD ont ressuscité une image pour laquelle l’homme aurait pu délier sa bourse afin qu’elle ne soit jamais connue du grand public.
On savait que du temps de feu Gnassingbé, des courtisans avaient rivalisé dans l’art de former des angles de 90° juste pour lui serrer la main. Pour les Coulibaly de la géométrie, former un angle de 90°, c’est se casser en deux avant de saluer l’ex-chef de l’Etat. Il a été rapporté que feu « La clé » était un expert en la matière. Mais beaucoup de Togolais ignoraient que l’actuel président de l’Assemblée nationale était aussi dans les starting-blocks lorsqu’il s’agissait de décrocher la palme d’or dans cet art. Cette image vient prouver qu’en matière de « se casser les reins », point besoin d’avoir des cheveux blancs sur le crâne. Admirez la posture adoptée par DD, elle rappelle – pour ceux qui ont déjà assisté à ce type de danse- la posture d’invite des Français du 18ème siècle sur le point d’inviter une jeune dame sur une piste de danse, ou encore ces esclaves sur le point d’être emmenés en Amérique et qui sont sur le point de sauter, les pieds joints, dans le bateau.
Beaucoup vont nous demander comment pouvons-nous savoir qu’il s’agit bien de DD. Si au moins ils arrivent à reconnaître qu’à côté de feu Gnassingbé se trouvent Koffi Sama et Natch-la-Barbichette, alors il leur suffit de chercher au sein des gouvernements qui se sont succédé sous « Gnass » père celui d’entre ses membres qui avait une forêt cotonnière sur le crâne. Et le tour est joué.
Source : [18/05/2016] Liberté























