Vraiment, la honte ne tue pas dans ce pays, sinon les gens allaient mourir depuis, se réincarner, « remourir », se réincarner à nouveau et « reremourir » sans fin ; car il y a certains qui ont la même date de naissance que la honte. On ne fait pas allusion à « Woabé Faure » et les siens hein ; ceux-là, ils sont nés avant la honte. Ceux à qui on fait allusion ici, ce sont les fameux présidents des fédérations du parti des déshérités qui suivent « bouuuu… » Agboblack dans son entreprise « démocraticide » de reprendre les rênes du plus grand parti de…Yoto.

Caricature : Donisen Donald / Liberté
Caricature : Donisen Donald / Liberté

Il vous souvient que le 18 juin dernier, pendant que Dodzi Apévon était en mission en Europe, le Bélier noir avait voulu lui faire coup d’Etat « agboyiboïque ». Il avait regroupé en une réunion informelle, de pseudos présidents de fédérations du parti des déshérités à l’Hôtel La Muget et à l’issue de laquelle ils avaient donné un ultimatum d’un petit mois au Président national pour organiser un congrès et laisser la place à leur champion, sinon ils allaient « fâcher la colère ». Revenu au pays, le « prégodent » national a démonté leur complot et relevé les violations des statuts dont ils se sont rendus coupables. Pris la main dans le sac, ces gens ont reconnu à demi-mot leur forfaiture de la fois dernière.

C’est à travers une lettre de relance signée d’Agboblack, pardon, d’une certaine Coordination de présidents que ces types sont revenus à la charge. Ce courrier a été repris en chœur par leurs caisses de résonance. On pensait que s’ils étaient obligés de revenir, ils allaient dégager « en même tamment » Apevon du fauteuil convoité par leur champion de la fourberie et de la roublardise politique. Mais aujourd’hui les gars n’invoquent plus les fameux statuts sur lesquels ils se fondaient avant et criaient sur tous les toits pour justifier leur première sortie. Leur nouvel argument, c’est la liberté d’expression. Ils s’accrochent donc « aux textes régissant la liberté d’expression au Togo » pour justifier leur comportement illégal au sein d’un parti. « Vous êtes allés jusqu’à qualifier la rencontre du 18 juin 2016 d’illégale, alors que vous savez pertinemment qu’au regard des textes regissant la liberté d’expression au Togo, les membres d’un organisme qui n’approuvent pas les agissements de leur dirigeant, ont le droit de manifester leur mécontentement sans attendre l’autorisation du dirigeant concerné », ont-ils écrit dans leur lettre du 21 juillet dernier. On aura tout vu avec ces fameux « prégodents ».

Source : Liberté