Le suicide du douanier Clément K. Dzréké fait la une des discussions tant sur les réseaux sociaux que dans l’administration togolaise ce vendredi 12 août 2016. En effet, à la surprise générale, cette mort fait couler d’encre et de salive puisqu’il est difficile à quelqu’un qui a vécu dans l’opulence de supporter une situation inverse. Il laisse dans le deuil une femme avec un bébé de six mois. Cette lettre du défunt douanier en dit long.

Lisez donc les termes de ladite lettre
Mes derniers vœux à ne pas négliger:
1- Je voudrais être enterré 05 jours après mon décès.
-N’importe où sauf à Kpatéfi (Tsévié)
-A Blitta c’est mieux
2- Sans cercueil, seulement enroulé dans un linceul. Sans veillée.
3- Je veux être enterré par ma famille et non une délégation de douaniers. Et surtout pas de cotisation de douaniers (c’est de mon vivant que j’avais besoin d’argent).
4- Ne doivent pas mettre pied dans le deuil:
-Notre tante Mana,
-Le mari de ma petite sœur Yoyo (Ezer),
-Tous mes collègues qui savent qu’ils ne me portent pas dans leur cœur.
Je suis venu nu, je voulais repartir nu. Mais avant tout, je demande pardon à tous ceux que j’aurais offensés. A mes parents et à ma famille, je demande pardon.
A mes chers enfants, vous ne comprendrez peut-être pas ce que j’ai enduré, ce qui m’a poussé à prendre cette décision quelque méchante qu’elle soit, mais je vous demande pardon pour tout. J’ai toujours voulu vous mettre à l’aise, mais dommage.
Je suis fatigué ! Fatigué d’espérer en vain. J’ai raté le coche très tôt, alors je suis fatigué de chercher à me rattraper. Inutile.
Ma mort va faire très mal, mais vous devez faire avec. Pleurez si vous voulez ! Oui, si vous voulez. Mais que chacun se pose la question suivante : Aurai-je pu l’aider ?
Qui aime la mort ? Personne n’est-ce pas ? Je n’aurai jamais choisi le suicide si j’avais un peu de soutien de la part de mes collègues, mes amis, mes parents (pauvres) ou surtout de mes chefs. (Depuis février que j’ai commencé à avoir des problèmes et que je ne vais plus au service jusqu’à cet instant où j’écris ces lignes, aucun chef n’a daigné savoir ce que j’avais comme problèmes et où j’étais). C’est la vie . Seul M. Kagbara l’a fait.
M. Adedze
M. Kpakpadja
M. Ekpe
Mm. Siliadin
Je ne viendrai plus vous déranger de m’aider.
Au revoir à tous.
Signé,
Dzréké K. Clément

Source : [12/08/2016] La Gazette du Togo + Autres presses























