1er Décembre 2016 : Le troisième mouvement de grève lancé par quatre syndicats de l’enseignement au Togo soutenus par les enseignants de certains établissements privés et les enseignants volontaires après le début de l’année scolaire en cours pour exiger les meilleures conditions de vie et de travail du corps enseignant sur l’ensemble du territoire national a été largement suivi pour le compte de cette journée.

Si à Lomé dans la capitale, le mouvement a été observé avec une accalmie dans les établissements scolaires, les rues des grandes villes de l’intérieur du pays notamment Dapaong, Mango, Sokodé, Atakpamé et Kpalimé par contre ont connu une tension particulière avec des mouvements de colère des élèves à l’instar de ce qu’on a connu au Togo en 2012 où les élèves se sont joints aux mouvements d’alors pour soutenir leurs enseignants dans les rues sur l’ensemble du pays. Bilan deux élèves tués à Dapaong.

Tout a encore commencé aujourd’hui à Dapaong ce matin lorsque les élèves des Lycées pûblics de la ville se sont organisés en petits groupes pour aller déloger leurs camarades des établissements privés. Selon nos sources, les autorités informées de la situation ont déployé un dispositif impressionnant des corps habillés aux côtes des élèves. Ce qui n’a pas ébranlé la détermination des centaines d’élèves à atteindre leurs objectifs. Des mouvements similaires selon nos sources proches des premiers responsables syndicaux ont été observés à Sokodé, à Atakpamé et à Kpalimé où face à la résistance d’un enseignant volontaire dans un établissement privé empêchant à l’accès dans sa classe aux élèves en mouvement, s’est vu roulé au sol, battu par ces derniers et ses propres élèves qui tenaient à sortir pour soutenir le mouvement dans la ville.

Les mêmes sources indiquent que certains Préfets de l’intérieur du pays Inspecteurs de l’éducation se sont mis en branle pour intimider et menacer les enseignants qui observeraient cette grève de quarante huit heures. Le cas du Préfet de l’Oti à Mango est une illustration qui à la veille hier a convoqué les responsables syndicaux de l’enseignant sur le pourquoi, ils ont eu à tenir le samedi dernier une réunion publique sans son autorisation. A en croire une indiscrétion, il est aller loin en menaçant les initiateurs de ce mouvements de grèves dans la localité d’être responsable de tout dérapage et que leur plate forme revendicative a été déjà satisfaite par le gouvernement. Ce qui est une contre vérité selon les syndiqués.

Malgré les pressions et intimidations, le mouvement de grève a été observé à Lomé où les enseignants étaient venus au cours sans travailler.

Déjà les quatre syndicats annoncent un éventuel autre mouvement de grève d’une semaine à partir de lundi 05 Décembre prochain au cas où le gouvernement ne prend pas au sérieux leur plate forme revendicative qui est régler par les reformes de 1975 relative aux questions de l’éducation au Togo.

Les enseignants réclament entre autres : Le respect du statut de la fonction publique, le payement de la prime de logement, de la prime de nuit, de la prime de salissure et le reversement à la caisse de retraite les sommes perçues par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale(CNSS) pour le compte des enseignants pour assurer leur retraite qu’elle nie n’avoir jamais perçu alors que l’Etat estime que ces fonds sont à sont niveau.

Au tant de revendications, les enseignants regroupés au sein de ces quatre syndicats soutenus par certains privés menacent de bloquer les cours si le gouvernement s’obstine à respecter ses engagements, déjà que réglées par les dispositions sur les réformes de l’éducation au Togo notamment celles de 1975.

Une assemblée générale des enseignants est annoncée demain au Centre communautaire de Tokoin à Lomé et à l’intérieur le samedi 03 décembre 2016

Source : Togovisions

Dernière mise à jour le 02/12/2016 à 04H44 TU