Un drame effroyable s’est déroulé dans la matinée du mercredi 7 décembre sur une rue de Kronshagen à la périphérie de Kiel dans le nord de l’Allemagne.
Vers 9 heures du matin, une torche humaine traverse une rue en face de Mare Klinikum ( Höpital Mare ) en criant à l’aide. Cette torche humaine est une jeune Togolaise de 38 ans, mère de deux petits enfants de 3 et 7 ans. Elle venait d’abandonner sa voiture et tentait de fuir son agresseur qui l’avait aspergée d’essence et l’avait allumée comme une bûche sur une passerelle en face de l’hôpital Mare. Des passants, alertés par les cris d’agonie, courent au secours de la pauvre dame. Ils réussissent à éteindre les flammes qui la consumaient, d’abord avec une couverture, puis avec un extincteur.
Gravement brûlée sur tout son corps, la jeune mère togolaise a été emmenée d’abord à l’Höpital Universitaire de Kiel ( UKSH ), puis, en cours de journée, transférée dans une clinique spécialisée à Lübeck. Dans un état critique pendant plusieurs heures, elle ne survivra pas. Elle mourra des suites de ses horribles blessures à 17H30. Elle laisse derrière elle ses deux jeunes enfants qui ont été ensuite pris en charge par les services sociaux et placés en famille d’accueil.
L’auteur du crime
Le sale auteur de cet acte de lâcheté d’une cruauté insoutenable sur cette pauvre jeune mère n’est personne d’autre que son mari dont elle est séparée. Un Togolais de 41 ans.
Selon les sources policières de Kronshagen, le meurtrier et sa victime ont tous deux le statut de « Résident Permanent ». Ils étaient arrivés en Allemagne en provenance du Togo, il y a 20 ans. Le monsieur d’abord. La dame, une courte période après. La victime et son meurtrier, dont la police n’a révélé pas les noms, résident depuis de nombreuses années à Kiel.
Selon les journaux The Kieler Nachrichten (KN ) et SKZ qui ont relaté extensivement le drame, un pan du pantalon du crapuleux meurtrier Togolais a également pris feu lorsqu’il commettait son forfait sur sa femme. Il a réussi cependant à éteindre les flammes qui lui léchaient la jambe avant de fuir le lieu du crime, d’abord vers une zone industrielle du coin, ensuite sur la rue avoisinante de Eichkoppelweg où il a été appréhendé sans résistance par la police. Cette dernière a confirmé plus tard que le pyromane d’origine togolaise a effectivement utilisé « un accélérateur » pour commettre son forfait.
Des témoins sous le choc
Angela Hauschild, une dame de 61 ans, témoin oculaire de la scène, citée par les journaux a rapporté émue : « J’ai vu un homme, une femme et des flammes. Il était clair pour moi que quelqu’un a mis le feu à la femme… J’ai couru à l’hôpital (Mare, NDLR) pour alerter l’Urgence et la police en leur disant qu’une femme est entrain de brûler…Les passants ont commencé à éteindre les flammes avec des couvertures. Mais Il était difficile d’étouffer le feu avec les couvertures et autres objets. Un assistant du Mare Klinikum est venu avec un extincteur de l’hôpital pour éteindre le feu. Cela a duré comme une éternité jusqu’à ce que les flammes ne soient éteintes…Lorsqu’on rentrait finalement la femme dans l’ambulance, elle a crié » Mes enfants, mes enfants, qu’arrivera-t-il à mes enfants? » »
« La pauvre dame a tellement crié… l’image de cette femme brûlée était horrible. Je n’oublierai jamais ça ! » a ajouté Mme Hauschild.
Un des pompiers appelés sur les lieux a confirmé la gravité des blessures de la victime « On ne sait plus si c’était un homme ou une femme ».
Selon KN, d’autres témoins de la scène ont été pris en charge par les équipes d’intervention au Mare Klinikum, et interrogés par la police pour découvrir plus de détails sur le crime.
Motif du crime, inconnu et réactions des autorités
Bien que le motif de cette attaque ne soit pas encore clair, la police soupçonne une dispute conjugale.
Le maire de Kiel, Ulf Kämpfer (SPD), a commenté le drame et déclaré : « Cette violence incroyablement cruelle m’a choqué profondément. Mes pensées sont avec deux enfants»
Le Togolais meurtrier brûleur de sa femme reste en détention en attendant la fin de l’enquête policière et les poursuites judiciaires.
Pour le Procureur général Axel Bieler, l’acte de meurtre est clair comme de l’eau : « Nous pensons qu’il existe clairement dans ce cas, la malévolence et la brutalité, toutes deux, des conditions pour une accusation de meurtre »
MISE A JOUR : On en sait un peu plus sur le drame de Kiel Kronshagen
La victime
Delali Assigbley, Togolaise, 38 ans, mère de deux garçons de 3 et 7 ans. Elle a emménagé à Kiel en 2003 comme avocate. Elle a étudié et obtenu un diplôme en pédagogie à l’Université de Kiel.

Delali ( Dela, selon ses amis ) a su bien s’intégrer à Kiel. Elle est y bien connue pour son implication dans plusieurs activités sociales notamment dans une église de la ville, et à l‘association « Frauenwege in Togo » où elle agit comme Chef du projet. Elle était bien appréciée par ses collègues et employeurs. L’année dernière, elle a travaillé comme consultante pour le Conseil des réfugiés de Schleswig-Holstein. Le Directeur Général Martin Link l’a qualifiée de « high flyer » et l’a louangée pour ses capacités de résolution de conflits avec une sensibilité incomparable. «C’est une grande perte pour le Schleswig-Holstein» a-t-dit. Dame Dela Assigbley devrait commencer à travailler avec le commissaire pour les Réfugiés, Stefan Schmidt, au parlement d’État du Schleswig-Holstein à compter du 1er janvier 2017 pour une période d’un. L’administration du parlement est consternée par le drame.
C’est à Kiel que Delali a rencontré son futur mari qui deviendra son futur assassin. Jusqu’au jour du drame, bien que séparée de de son mari, elle ne se doutait de rien et n’était pas méfiante de lui. Elle était complètement vulnérable. Le seul indice d’une probable détresse de Dela serait une demande anodine faite à une collègue au début de la semaine: « S’il vous plaît, priez pour moi», me dit Dela lundi, même si elle savait que je n’y étais pas bonne », rapporte Marie-Louise Peterson-Scharff
Le mari tueur :

Togolais, 41 ans. Il souffre ( ou a souffert ) de problèmes mentaux. Il reçoit (ou a reçu ) des traitements pour ses problèmes psychiatriques. Les autorités médicales de la ville de Kiel ne veulent ni nier ni confirmer publiquement si l’homme reçoit (ou a reçu) des soins pour ses problèmes mentaux, compte tenu du caractère personnel et confidentiel de cette information.
L’homme serait un serrurier mais ne travaillerait plus depuis un temps. Il est passé aux aveux. Selon le procureur, Il avait minutieusement planifié le cruel meurtre de sa femme. Et le fait qu’il ait précédemment reçu des traitements psychiatriques n’est aucunement pertinent dans ce cas présent. Car l’homme savait ce qu’il voulait. Il savait ce qu’il faisait. Il savait que son acte était insidieux et cruel. Et il était pleinement conscient des conséquences criminelles de ses actes.
Le procureur estime par ailleurs qu’une enquête plus approfondie sur le crime prendrait 3 à 4 mois. Entre temps, un mandat d’arrêt a été émis contre le meurtrier et il demeure incarcérer à la prison de Neumünster.
Soutien de la communauté de Kiel
Les deux enfants du couple sont pour l’instant dans une famille d’accueil en attendant de trouver une solution permanente pour eux. Certains amis de Delali parlaient de l’arrivée de sa tante vendredi pour trouver une solution. Mais l’information n’est pas confirmée.
Le quotidien local « Kieler Nachrichten », la mairie de la ville de Kiel, et l’équipe de football « Holstein Kiel » organisent une campagne de levée de fonds pour soutenir financièrement les deux jeunes orphelins. Une veillée a été aussi organisée vendredi par les amis et connaissances de Dela sur le lieu du drame.
A suivre…
Source : [09/12/2016] 27avril.com avec The Kieler Nachrichten + SKZ + The Local + Presse Portal
Dernières mise à jour le 14/12/2016 à 18H47 TU























