Attentats en Jordanie : 7 morts et 29 blessés

Sept personnes ont été tuées dimanche dans une attaque à Karak, dans le sud de la Jordanie. Il s’agit de 4 policiers, 2 civils et une touriste canadienne. Cette dernière visitait le château fort de la ville de Karak, située à environ 120 km au sud d’Amman, lorsqu’un groupe d’individus armés – dont le nombre varie de 5 à 10, selon les sources – a fait irruption sur les lieux, après avoir tiré sur des policiers.
La police jordanienne a donné l’assaut final contre le château médiéval de Karak, dans le sud du pays, où les responsables de l’attentat avaient trouvé refuge. Les policiers ont réussi à libérer l’ensemble des touristes qui étaient présents dans le château au moment du siège. L’attaque et l’intervention policière qui s’est ensuivie ont fait au moins 7 morts et 29 blessés. Les attaques n’ont pas été immédiatement revendiquées, mais on n’exclut pas pour le moment la possibilité d’une attaque islamiste.
La séquence des événements a commencé lorsqu’une patrouille de police a reçu des signalements de l’incendie d’une maison dans la ville de Qatraneh, dans le district de Karak, a indiqué la Sécurité publique. Les agents s’étant présentés sur les lieux ont fait l’objet de tirs provenant de l’intérieur de la maison, ont affirmé les autorités. Deux policiers ont été blessés, et les assaillants ont fui à bord d’une voiture, a-t-on indiqué.
Dans une autre attaque, des coups de feu ont été tirés vers des policiers en patrouille à Karak, sans faire de blessés.
Enfin, des hommes armés ont tiré sur le commissariat de police de Karak, « blessant plusieurs policiers et passants » qui ont été conduits à l’hôpital.
La Jordanie est un pays qui demeure relativement épargné par les attentats, bien que plusieurs incidents aient été recensés sur son territoire lors de la dernière année. Le pays participe aux opérations aériennes contre le groupe armé État islamique (EI) en Syrie, aux côtés des Américains. Plusieurs Jordaniens sont cependant opposés à cet engagement. Ils critiquent le fait que cette opération entraîne la mort d’autres musulmans et accroît les menaces pour les Jordaniens eux-mêmes.
En juin, un attentat suicide revendiqué par l’EI avait coûté la vie à sept gardes-frontières jordaniens près de la frontière avec la Syrie.
Ces attaques interviennent au moment où la Jordanie tente désespéramment de relancer le tourisme. Ce secteur clé de l’économie contribuait en 2015 pour 14 % du PIB du royaume.
Yémen : Un attentat-suicide tue 49 soldats

Au moins 49 soldats ont été tués et une soixantaine d’autres blessés, dimanche, dans un attentat-suicide à Aden, la grande ville portuaire du sud du Yémen, a-t-on appris auprès des autorités locales.
Le kamikaze s’est fait exploser au milieu de soldats qui attendaient le paiement de leur solde près d’une base militaire du quartier de Khor Maksar.
Le groupe armé État islamique (EI) a revendiqué la responsabilité de cette attaque dans un communiqué, avançant un bilan de 70 tués et fournissant l’identité du kamikaze.
Le 10 décembre dernier à Aden, un attentat similaire aussi revendiqué par le groupe armé État islamique avait fait 50 morts.
Aden est la capitale temporaire du gouvernement yéménite en exil en Arabie saoudite et reconnue par la communauté internationale.
Syrie : Les évacuations d’Alep remises en question

Des combattants syriens ont mis le feu dimanche à au moins cinq autobus devant évacuer des personnes malades et blessées de deux villages du nord du pays, un geste qui pourrait compromettre la reprise des évacuations à Alep-Est.
Selon une entente intervenue entre le gouvernement et les rebelles, les deux villages chiites d’Al-Foua et de Kefraya, assiégés par les rebelles dans la province d’Idlib, devaient être évacués pour que les civils commencent à sortir d’Alep-Est. La presse officielle a indiqué que 1200 personnes seront autorisées à quitter les deux localités, et en échange, un nombre identique de civils pourra, pour commencer, sortir d’Alep.
Selon le Hezbollah, groupe libanais combattant aux côtés du gouvernement syrien, les flammes se sont emparées des autobus durant des combats entre le Front Al-Nosra et un groupe rebelle ayant appuyé les procédures d’évacuation.
Auparavant, plusieurs autocars étaient entrés dans Alep-Est dimanche matin sous le contrôle du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et du Croissant-Rouge arabe syrien afin de recommencer les évacuations, suspendues vendredi par le gouvernement. Celui-ci s’était justifié en disant que des insurgés avaient tenté de s’enfuir avec des otages et avec des armes dissimulées dans leurs bagages. Les rebelles ont de leur côté dénoncé des tirs des alliés gouvernementaux sur des autobus transportant des personnes évacuées.
Il ne reste à Alep-Est qu’une petite poche rebelle, que le régime syrien devrait éliminer dans les prochains jours à coup de bombardements intenses et d’offensives successives. Les insurgés continuent de leur côté à lancer des obus contre les quartiers gouvernementaux.
Alep-Est, qui étaient tenu par l’opposition depuis 2012, n’est plus que ruines. Plus de 70 % des infrastructures dans ces quartiers ont été totalement ou partiellement détruites, indique l’administrateur de la ville d’Alep, Nadeem Rahmoun. M. Rahmoun juge par ailleurs que plus de la moitié de la ville a été endommagée.
Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se prononcer dimanche matin sur un projet de résolution présenté par la France demandant que des observateurs puissent surveiller les évacuations d’Alep-Est et s’assurer de la protection des civils. La Russie, alliée du régime de Bachar al-Assad, a indiqué qu’elle utiliserait son droit de veto pour bloquer la résolution.
Source : [18/12/2016] IRC + AFP + AP + Reuters + EuroNews























