Qu’est ce qui peut justifier cette attente du président congolais avec un air de sot en pied de grue au pied de la Trump Tower à New York si ce n’est qu’une obscène publicité?

De quoi s’agit il en réalité? Un président africain mal ou pas du tout élu, très impopulaire sur le continent et dans son propre pays va rencontrer un mégalomane américain anormalement élu grâce à la pratique surannée des grands électeurs (son adversaire, Clinton Hillary, l’a devancé avec près de trois millions de voix); cette rencontre est un non évènement.
Mais là ou le bas blesse, c’est que l’Américain avait tenu tambour battant, tout au long de sa campagne, des discours haineux et de dénigrement sans mesure contre les Africains. Au lieu d’envoyer, pendant sa transition, un signal intelligent qui rassure ou corrige son ignorance vis-à-vis des noirs à domicile et en Afrique, Donald n’a pas trouvé mieux sur ce grand continent qu’un tyran aux mains tachées de sang, l’extravagant Sassou, pour parler, nous dit-on à Brazzaville, de la Libye et des problèmes du continent.
En recevant ce Congolais pourri en mal de légitimité, Trump est en train de proférer une autre insulte, une de trop, à l’encontre de la race noire. Sinon, il y a plus représentatif et plus fréquentable en Afrique pour éclairer la lanterne du président déjà déficient, Trump, sur les questions africaines.

Doit-on se résoudre à donner raison à Michelle Obama lorsque celle-ci disait, pendant sa campagne pour Hillary, que « les Américains ont besoin d’un adulte à la Maison Blanche »? Recevoir N’Guesso à l’occasion de ce qui apparaît comme le premier pas diplomatique de Trump envers le continent africain, c’est vraiment un geste totalement immature.
Kodjo Epou
Washington DC
USA























