Conférence de l’Est

Les Celtics sont venus à bout des Wizards (129-119 a.p.), dans la nuit de mardi à mercredi, grâce notamment à un flamboyant Isaiah Thomas (53 points). Ils mènent deux à zéro dans cette demi-finale de conférence Est.

Isaiah Thomas a inscrit 53 points pour les Celtics | Photo : Reuters

C’est tout simplement le deuxième meilleur total de points marqués par un joueur des Celtics dans toute leur histoire en play-offs, à une unité de celui de John Havlicek. Isaiah Thomas en a inscrit 53 (18/33 au tir) dans la nuit de mardi à mercredi, pour se défaire de Washington (129-119 a.p.) dont 9 en prolongation. Évidemment son record en play-offs. Boston mène ainsi 2-0 dans cette demi-finale de conférence Est et se déplacera deux fois à Washington jeudi et dimanche.

Le meneur de poche de Boston avait passé une grande partie des deux derniers jours à se faire soigner, après avoir perdu sa dent lors du match 1 victorieux, mais cela ne l’a visiblement pas dérangé. Cette phase finale revêt un parfum particulier pour la star des Celtics. La veille du premier tour, il avait appris le décès de sa sœur mais avait tenu à se présenter sur le parquet. Sa performance face aux Wizards n’en est que plus remarquable.

Elle éclipserait presque l’impressionnant double double de John Wall (40 points, 13 passes). Son équipe a réussi un départ canon, avec 42 points inscrits dans le premier quart-temps et 13 longueurs d’avance. Les Wizards, vainqueurs des Hawks d’Atlanta au premier tour, comptaient encore un matelas de 14 points dans le 3e quart-temps. Mais sur son parquet, Boston est revenu pas à pas, Thomas égalisant de deux lancers francs dans les dernières secondes (114-114).

Premiers à l’Est à l’issue de la saison régulière et vainqueurs des Bulls au premier tour (4-2) après un départ raté, les Celtics restent sur une série de six victoires consécutives dans ces play-offs.

Cleveland chicotte Toronto, LeBron James dépasse Kareem Abdul-Jabbar (125-103)

Sans franchement trembler, les Cavaliers ont remporté mercredi (125-103) le deuxième match de leur série du deuxième tour des play-offs contre Toronto. LeBron James a été grandiose, DeMar DeRozan éteint.

Un point de plus, et le clin d’oeil au quarantième anniversaire de Tyronn Lue était parfait. Étincelant face aux Raptors (125-103) mercredi, LeBron James (39 points) a guidé les siens vers une victoire facile, la deuxième en deux matches, devenant du même coup le deuxième meilleur marqueur de l’histoire des play-offs devant Kareem Abdul-Jabbar. Rien que lui. Précis à longue distance (4/6), destructeur dans la raquette (21 lancers francs obtenus, 15 réussis), le «King» a ajouté 6 rebonds, 4 passes décisives, 3 interceptions et 2 contres à sa folle ligne de statistiques.

«Il a bien manqué six lancers francs, blaguait Kyle Lowry, fataliste après le match. Il joue à un niveau incroyable, il fait du LeBron James. On doit trouver un moyen de ne pas le laisser nous battre, ce qui est plus facile à dire qu’à faire. Ils sont les champions en titre, et c’est ce à quoi ils ressemblent aujourd’hui.» Les Raptors, eux, en sont bien loin : mercredi, ils ont couru après le score pendant tout le match, la faute à un premier quart-temps raté (22-34) lui-même dû à un pari manqué, celui de laisser Jonas Valanciunas (23 points) sur le banc. Alors dominé au rebond (2-13), Toronto ne s’est jamais relevé, d’autant que son atout numéro un, DeMar De Rozan, a traversé la partie comme un fantôme (5 points à 2/11, son pire total en play-offs).

Et comme si cela ne suffisait pas, Lowry, en vue mercredi (20 points, 5 passes), s’est tordu la cheville gauche au début du troisième quart-temps. Le meneur des Raptors a regardé la fin du match dans le vestiaire avec une poche de glace, et si Cory Joseph a été plus que convaincant en sortie de banc (22 points, 6 passes), un forfait pour le match 3 serait une autre épine dans le pied déjà très douloureux de son équipe. «Ça fait assez mal, a-t-il confié aux journalistes. C’est douloureux, mais je ne vais pas m’en plaindre. Je vais me faire soigner et me préparer à jouer le match 3.»

À Cleveland, en revanche, tout baigne : malmenés par les Pacers au premier tour, les coéquipiers de James et Kyrie Irving, maladroit (6/19) mais en double-double (22 points, 11 passes), n’ont pas eu à forcer leur talent pour remporter ces deux premiers matches. Écart total : 33 points. Mercredi, les satisfactions sont aussi venues du banc, avec les performances de Channing Frye (18 points, 5 rebonds) et Iman Shumpert (14 points, 6 rebonds). «On s’est fait botter le cul et maintenant, on retourne à la maison, a résumé Dwane Casey, l’entraîneur de Toronto. Mais je crois en nos joueurs, je crois en nos gars. Je sais que nous pouvons atteindre un autre niveau. Je l’ai vu dans le passé.»

Conférence de l’Ouest

San Antonio se reprend face à Houston (123-96)

Avec un immense Kawhi Leonard et un dernier quart-temps de feu (33-13), San Antonio a égalisé (121-96, 1-1) contre les Rockets mercredi, au deuxième tour des play-offs. Seul hic, la sortie sur blessure de Tony Parker.

Sa réception semblait anodine, mais Tony Parker s’est immédiatement couché au sol dans la raquette, incapable de se relever seul. Touché au genou gauche à moins de neuf minutes du buzzer final, le meneur des Spurs a même dû être porté jusqu’aux vestiaires par deux de ses coéquipiers, Dewayne Dedmon et Dejounte Murray. La gravité de sa blessure n’est pas encore connue, mais la moue de Gregg Popovich en conférence de presse – «ce n’est pas bon», a-t-il seulement commenté – disait beaucoup de son inquiétude.

Si son meneur français devait manquer un ou plusieurs matches, ce serait un véritable coup dur pour San Antonio, humilié à domicile (99-126) mardi et dépossédé de son avantage du terrain. Parker a vieilli, certes, il s’est adapté, c’est vrai, mais il joue «son meilleur basket», assure Popovich, depuis le début de ces play-offs. Mercredi, il a encore été brillant (18 points à 8/13, 4 rebonds, 3 passes en 26 minutes) en soutien d’un génial Kawhi Leonard (34 points, 8 passes, 7 rebonds, 3 interceptions), pour permettre à son équipe de laver l’affront du match 1 et relancer la série (121-96).

Paradoxalement, la sortie de Parker a galvanisé les Spurs mercredi, puisque c’est dans le dernier quart-temps (33-13) qu’ils se sont définitivement détachés, jusqu’à compter 30 points d’avance (118-88) à un peu plus de trois minutes de la fin. Les satisfactions seront nombreuses pour Popovich : son pari de remplacer David Lee par Pau Gasol dans le cinq a fonctionné, même si l’intérieur espagnol n’a pas été très adroit (6 points à 3/11, 13 rebonds, 3 passes et 4 contres), James Harden a été muselé (13 points à 3/17, 10 rebonds, 7 passes, 4 ballons perdus) et, pour la première fois dans sa campagne de play-offs, Houston a marqué moins de 100 points.

San Antonio a aussi mieux négocié son entame, qui lui avait cruellement fait défaut mardi. Et si les coéquipiers de LaMarcus Aldridge (15 points, 8 rebonds) n’ont pu maintenir leur adresse folle du premier quart-temps (62%, 33 points marqués) tout au long du match, ils sont restés très justes dans leur sélection de tirs (54,5%), tandis que les Rockets multipliaient les échecs longue distance (11/34, dont 2/9 pour Harden). Les joueurs de Mike D’Antonio sont bien revenus à cinq points (83-88) à la fin du troisième quart-temps, grâce notamment à l’investissement défensif – une fois n’est pas coutume – de leur barbu, mais Jonathan Simmons (14 points en 20 minutes) a redonné de l’air aux Spurs dès le début du quatrième. Match 3 vendredi, à Houston.

Source :  L’Équipe