Au moins 35 personnes tuées dans l’accident d’un car scolaire en Tanzanie
Un accident de bus, samedi dans le nord de la Tanzanie a tué 32 élèves, deux professeurs et le chauffeur, selon un nouveau bilan publié par la police qui estime que la vitesse est la cause probable du drame.

Le bilan initial de 29 morts parmi les enfants s’est aggravé après le décès de trois élèves qui ont succombé à leurs blessures, a annoncé tard samedi à la télévision nationale TBC le chef régional de la police Charles Mkumbo.
Trois survivants sont toujours hospitalisés, a-t-il ajouté.
« Les premières constatations montrent que l’accident est dû à la vitesse », a poursuivi le chef régional de la police.
L’accident s’est produit samedi matin, dans le district de Karatu, situé à une centaine de km de la ville d’Arusha. Le bus est sorti de la route et s’est écrasé en contrebas dans la rivière Marera.
Les élèves, en dernière année d’école primaire et âgés de 12 à 14 ans, étaient en route pour des examens blancs de sélection pour les établissements d’études secondaires.
Le président tanzanien John Magufuli a présenté ses condoléances aux familles.
« Cet accident anéantit le rêve de ces enfants qui se préparaient à servir la Nation. C’est une douleur immense pour les familles et pour la Nation entière », a déclaré le président tanzanien dans un communiqué.
Cet accident est le plus meurtrier depuis une collision en mars 2015 entre un bus et un camion dans le centre de la Tanzanie, dans laquelle 42 personnes avaient péri et une vingtaine avaient été sérieusement blessées.
Environ 3.500 personnes ont été tuées dans des accidents de la route en Tanzanie en 2015, selon les statistiques de la police tanzanienne. La plupart des accidents sont dûs à des conduites imprudentes, à la vitesse excessive, au mauvais état des routes et des véhicules.
Guinée: Accident à Dubréka, Au moins 21 morts et une trentaine de blessés
Au moins 21 personnes ont péri samedi en Guinée dans la collision entre un camion et un minibus près de Dubréka, au nord de Conakry, selon un nouveau bilan communiqué dimanche par la police et un syndicat de transporteurs à l’AFP.
Le minibus, bondé, a été écrasé par le camion, dont la benne était remplie de sable au moment de l’accident, près de cette ville située à environ 50 km de Conakry, selon un journaliste de l’AFP et des témoins. Samedi, la gendarmerie avait annoncé à l’AFP une dizaine de morts.
« Le bilan de l’accident mortel survenu samedi près de Dubréka est d’au moins 21 morts, dont douze femmes », a déclaré le directeur central de la police routière, le commissaire Babacar Sarr, faisant également état de 33 blessés.
Le commissaire Sarr a expliqué que le minibus était « bondé », avec des passagers jusque « sur le porte-bagages ». Ces voyageurs se rendaient à un mariage à Fria (environ 150 km au nord de Conakry).
Le chauffeur du minibus « a effectué un dépassement dangereux près de Dubréka », son véhicule « s’est retrouvé nez-à-nez avec un camion qui transportait du sable et le pire s’est produit », a-t-il précisé.
Le même décompte de morts a été établi par le secrétaire général du Syndicat des transporteurs de la région, Balaké Diallo, joint au téléphone par l’AFP.
« Le bilan s’est malheureusement alourdi dans la nuit. Au-delà de la dizaine de morts sur le lieu de l’accident, nous avons enregistré d’autres cas de décès parmi les blessés, portant le nombre à 21 morts actuellement », a affirmé M. Diallo.
Il a précisé ne pas être en mesure d’indiquer le nombre de blessés, qui ont été évacués dans divers hôpitaux à Dubréka et Conakry.
Le directeur de l’hôpital de Dubréka, le Dr Sékouba Bakayoko, a indiqué à la radio nationale que son établissement avait accueilli plusieurs blessés graves, parmi lesquels « il y a assez de trauma, des cas de fracture graves ».
Dans un communiqué diffusé samedi soir, le gouvernement guinéen s’était ému de l’accident, sans fournir de bilan.
« Le gouvernement a appris, avec une vive émotion et une profonde affliction, l’accident de circulation survenu ce samedi 66 mai dans la préfecture de Dubréka et qui a provoqué de nombreuses pertes en vies humaines et des blessés », indiquait-il.
« Les autorités compétentes, à cet effet, mènent des investigations dans le but d’élucider les circonstances de cet accident et situer les responsabilités », affirmait-il.
Il a également « rappelé à tous les usagers de la route l’impérieuse nécessité d’observer les règles élémentaires de sécurité routière ».
Des accidents de la route meurtriers surviennent souvent en Guinée et sont généralement dus au mauvais état des routes et des véhicules, et à l’imprudence des conducteurs.
Sur Twitter, les hommages se sont succédé.
« Que l’âme des disparus dans l’accident de Dubreka reposent en paix frères et soeurs », écrit Ibrahima Barry, fondateur de la plateforme de recrutement et d’offre d’emploi Walitime.
« À toutes les familles endeuillées suite au tragique accident sur la route de Dubréka-Boffa recevez l’expression de ma profonde compassion », a déclaré Bah Oury, vice président de l’UFDG et ancien Ministre de la réconciliation nationale.
Source : VOA + AFP + 27avril.com























