Entre les hommes et la démocratie qui façonne l’autre ? Talon-Zinsou, au-delà d’un Portrait croisé, le fond d’écran d’un continent.

Patrice Talon (g) et Lionel Zinsou | 27avril.com
Patrice Talon (g) et Lionel Zinsou | 27avril.com

Un portrait croisé après un deuxième tour d’une présidentielle entre deux candidats, le bon sens s’interroge. Toutefois, tirer cette conclusion, c’est aller très vite en besogne, c’est limiter la présidentielle qui vient de se dérouler au Bénin au simple cadre géographique de ce pays et faire omerta sur ses implications, ses symboles, ses dimensions géopolitiques combien éloquentes, pour une nouvelle Afrique.

Le 28 passé, le Bénin a pris Rendez-vous avec lui-même. La présidentielle a convergé plus de 4,7 millions d’âmes vers les urnes. Un pays, une élection, 34 candidats, deux finalistes et un gagnant. Autant que le fair-play des populations et leur candidat, le territoire nous intéresse, car le Bénin est le premier Etat d’Afrique francophone à avoir entamé une transition démocratique sans escarmouches aux débuts des années 90 et à en avoir gardé le label de bon élève.

Au regard d’un voisin togolais malade où tous les rendez-vous politiques s’apparentent à un mauvais sort difficile à exorciser, il y a de ces réussites qui, au-delà d’une simple admiration, suscitent remords et mérite réflexion. Ne serait-ce que, pris sur cet angle, cette élection nous interpelle entant que Togolais, entant qu’Africain. Ainsi, estimons-nous que, peut-être un portrait croisé des deux finalistes à une telle élection hautement symbolique est un devoir de mémoire pour faire ressortir les grands axes d’une élection pas comme les autres. La scène qui s’est produite retentit au-delà de Dahomey, elle fait parler d’une autre Afrique et surtout d’une autre race d’Africains. Du coup, il faut bien remettre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

Patrice Talon

Patrice Athanase Talon est sorti hauts les mains, vainqueur du duel qui l’opposait au Premier ministre Lionel Zinsou, au second tour de la présidentielle. Homme d’affaires méticuleux et soucieux de son image, ce candidat que les Anglais nommeraient ‘’Black Horse’’, cheval noir, est né à Abomey (Centre) le 1er mai 1958. Il a grandi dans le quartier Déguè-Gare à Porto-Novo. Son père cheminot originaire de Ouidah (Sud), sa mère issue d’une grande famille d’Abomey. Lors du débat télévisé qui les opposait, Zinsou révèle un épisode quasiment inconnu de histoire familiale de son adversaire. L’un des ancêtres du désormais président, est arrivé au Bénin à la toute fin du XVIIIe siècle en tant que garde du fort français de Ouidah, ancien port négrier.

Ces révélations se faisaient au moment où le débat sur les origines de Lionel occupaient les pavées. Une partie de sa scolarité, le président élu la fera à Dakar, où il obtient un BAC C. Après deux ans de mathématiques à la faculté, Patrice Talon réussit le concours de pilote de ligne d’Air Afrique. Il se rend en France pour poursuivre sa formation mais le rêve finit plus tôt que prévu en deuxième année de son cursus universitaire. Les grands hommes trébuchent sans jamais tomber.

Pour un ‘’self made’’, ce Deug de mathématiques était assez costaud pour ouvrir toutes les portes. Très tôt conscient des besoins de son pays essentiellement agricole, il se lance dans l’importation des intrants pour la culture du coton dès les années 80. En 1985 déjà, l’homme d’affaires crée la Société de Distribution Internationale (SDI) et décroche un premier marché auprès de la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra), la première pierre de son empire cotonnier. Un peu moins de dix ans plus tard, il obtient un marché d’implantation de trois usines d’égrenage d’une capacité de 25000 tonnes chacune. Son influence sur l’économie béninoise va croître après l’élection de Thomas Boni Yayi en 2006. Deux ans plus tard, il remporte avec ses usines d’égrenage l’appel d’offre pour la privatisation de la division-coton de la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra). En 2011, Talon récupère la gestion du Programme de Vérification des Importations (PVI) du port de Cotonou.

Sur son site officiel, l’homme ne cache pas sa réussite de « premier investisseur privé béninois et de premier employeur privé ». Dans la sous-région, il fait parler de lui à travers la SDI présente au Burkina, au Mali, en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Talon émarge aussi au conseil d’administration de deux groupes ivoiriens : la Société d’engrais et de phytosanitaires de Côte d’Ivoire (SEAP CI) et AF-CHEM SOFACO, elle aussi spécialisée dans le phytosanitaire. Bref, l’homme s’impose en une pierre angulaire pour les affaires. Véritable magna du coton, là son succès n’a pas de concurrent. A cheval entre les affaires et la politique, à 57 ans, le voici l’heureux candidat qui sollicite les voies d’un électorat politiquement assez mûr. Il se rend le 6 mars aux urnes au volant de son coupé Porsche en compagnie de son épouse Claudine. Avec un passé politique glorieux, à la lecture du schéma actuel où l’on déplore une démission de la classe politique au profit des politiciens hommes d’affaires.

Certains se demandent si celui qui succédera à Boni Yayi incarne vraiment un renouvellement de la classe politique béninoise? Talon, une personnalité complexe. Peut-être un abus de langage, puisqu’il n’est pas évident qu’un homme complexe réussisse dans le cercle fermé des hommes d’affaires à succès. Difficile à cerner. Méthodique, fin stratège, affable, séducteur mais aussi terriblement méfiant, oui. Il est aussi soucieux d’une image qu’il aime contrôler étroitement. Le roi du coton pèse ses mots avec une attention presque chirurgicale. Ses interventions dans les médias sont très rares,à en croire les confrères béninois.

Lionnel Zinsou, symbole du fair-play

Lionel Zinsou est né en France en 1954 d’un père originaire du Bénin (alors Dahomey), médecin de Léopold Sédar Senghor et d’une mère française. Il est également neveu de l’ancien président du Bénin, Émile Darlin Zinsou. Il fait ses études secondaires au lycée Buffon, en CPGE au lycée Louis-le-Grand, puis à l’École normale supérieure. Il passe l’agrégation de sciences économiques et sociales. Laurent Fabius Premier ministre l’appelle à ses côtés comme rédacteur de ses discours.

Après avoir travaillé chez BSN, Lionel Zinsou a été associé-gérant de Rothschild & Cie avant de rejoindre en 2008 le fonds d’investissement PAI Partners. Il est également animateur du club Fraternité, cercle de réflexion de Laurent Fabius et administrateur du comité opérationnel du journal Libération désigné par Édouard de Rothschild après le départ de Serge July. Le PM sortant est également membre du comité directeur de l’Institut Montaigne et conseiller au cabinet du président de la République du Bénin, le Dr Yayi Boni.

Zinsou a rédigé en 2013 avec Hubert Védrine un rapport sur les enjeux économiques en Afrique. Lionel Zinsou se veut « afro-optimiste » — par opposition à l’afro-pessimisme — et s’implique dans la promotion du renouveau de l’économie africaine post-2000. Il a pris part en 2005 à la création d’une fondation (Cotonou, Bénin), présidée par sa fille Marie-Cécile Zinsou, destinée à favoriser les activités artistiques. Le 6 février 2015, la France a lancé l’initiative Africa France sous la forme d’une fondation dirigée par Lionel Zinsou et soutenue par le Quai d’Orsay et le MEDEF International pour relancer les relations économiques entre la France et l’Afrique.

Ronflant comme CV, si à lui seul il suffisait! Le premier ministre de Yayi Boni n’aime pas ceux qui pensent que rien ne bouge en Afrique. Ainsi, lorsque certains trouvent que le continent est en mauvaise posture du fait notamment de conflits et de pandémies, Lionel Zinsou, tout en reconnaissant l’existence de ces maux, estime que la situation évolue dans le bon sens.
Son oncle, Emile Derlin Zinsou a dirigé le Bénin de juillet 1968 jusqu’à un putsch en décembre 1969. Pour illustrer son optimisme, il met en avant les taux de croissance très positifs de la majorité des pays africains, qui rivalisent avec ceux de l’Asie.

Contrairement à Patrice Talon, on ne lui connait pas d’affinités majeures avec le président Thomas Boni Yayi jusqu’à sa nomination comme PM. Même si l’ancien patron de PAI Partners a occupé les fonctions de conseiller spécial auprès du président béninois de 2006 à 2011, à quelques mois de la fin du deuxième – et dernier – mandat de Boni Yayi, le fait de nommer un Premier ministre (qui n’est pas chef du gouvernement) peut être interprété comme un adoubement de Lionel Zinsou comme dauphin potentiel du chef de l’État sortant, qui n’a néanmoins fait aucune annonce publique en ce sens.

De toute évidence, Boni Yayi avait besoin d’une figure forte pour réaffirmer l’autorité de l’État et « contrer l’influence grandissante de l’homme d’affaires Patrice Talon». Zinsou c’est aussi un proche de Laurent Fabius dont il fut un ancien élève, il est toujours resté proche du numéro deux du gouvernement français et du pouvoir socialiste. Si Zinsou est un pur produit politique, pour Talon, entre la politique et les affaires il n y a qu’un pas.

Le pardon de Yayi et le discours de Lionel, deux symboles forts

Le pardon de Yayi d’accord, mais Talon traîne encore des ennuis judiciaires entretenus de toutes pièces qui vont se guérir avec sa nouvelle classe sociale. Toujours est-il que, visé par sept plaintes pour crimes économiques, entre temps placé en garde à vue à Cotonou en avril 2012, Patrice Talon est entendu à plusieurs reprises. Peu après, le contrat PVI est suspendu unilatéralement tout comme celui de la Société générale de surveillance (SGS), avec laquelle il avait gagné l’appel d’offres. Un mois plus tard, il quitte le Bénin en catimini pour la France via les Seychelles, l’Allemagne et Bruxelles.

Talon s’est s’imposé certes, en homme d’affaires qui avait une perception en avance sur sa génération, mais s’il y a un aspect qui a aussi construit sa personnalité, c’est cet acharnement contre lui pour avoir dit tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Cela lui vaut la confiance des Béninois. Voici deux fils d’un pays, tous rodés à la manipulation de l’argent, l’un d’un rang académique pointu, l’autre d’un rang modeste mais assez étoffé pour résister aux dédits qu’il prend l’audace de se lancer.

Voici deux candidats qui font tomber un mythe en Afrique. Entre les deux profils, si la France avait un choix, il est sans équivoque que les Béninois traineront présentement, malgré eux, Zinsou comme président. Mais Beaucoup de facteurs se sont réunis pour briser ce mythe qui hante encore des pays africains, le Togo, la Centrafrique. Le Béninois est d’abord un citoyen qui assume ses choix, ensuite, Talon, un candidat qui sait mériter la confiance et saisir la balle au bond, enfin, Zinsou un véritable afro optimiste, un candidat fair-play qui sait mettre les intérêts de son pays au- dessus des petites rancunes.

Il est clair que Lionel est importé par Yayi pour barrer la route à Talon, mais cela ne l’a pas empêché de mettre les intérêts du Bénin au-dessus des petites querelles de vieux amis comme Talon et Boni. Ainsi s’affirment les grands peuples, ainsi s’affirment les grands hommes. Zinsou-Talon, l’un est candidat malheureux, qui sort par la grande porte, l’autre le désormais président de la République, un président qui aime les défis et qui vient de se lancer un.

Une leçon aux voisins

Pendant qu’on y est, parlons-en. Le constat a pu révéler que les moutons se suivent mais n’ont pas le même prix. Plus de la moitié des candidats à cette élection au Bénin sont des milliardaires hommes d’affaires à qui l’entreprenariat sourit. Pour prendre le seul exemple du candidat Sébastien Ajavon, de sources informées, ce candidat classé 3ème est dans la vente des congelés. Pour une petite incartade, le régime sortant croyant couler ses affaires lui envoie un redressement fiscal de plus de 200 milliards CFA. Après calcul, la trésorerie était capable de payer, mais la direction a décidé de fermer toute la chaîne de distribution.

L’homme ayant maillé tout le pays de ses représentations commerciales qui luttent efficacement contre le chômage, au lendemain de la fermeture de l’entreprise du froid, c’est Boni Yayi même qui, face aux chômeurs en colère, a plié l’échine. Ce n’est qu’un aspect, tous les hommes d’affaires qui ont réussi au Bénin ont chacun son histoire. Chacun d’eux a une activité qu’il tient et qui justifie le fait qu’il soit un Crésus. Voila un pays qui a donné les mêmes chances à tout le monde.

Et cette élection a prouvé que les affaires marchent chez le voisin, que l’argent tournent pour produire de l’argent, de l’emploi, construire le pays puis faire reculer la pauvreté. Au-delà de ses leçons politiques, cette élection a donné les preuves que les hommes d’affaires au Bénin ne se reprochent pas d’être riches, ils n’ont pas honte de leur fortune. Il l’expose le cas échéant pour la bonne cause. Ils ne sont pas semblables à ces riches Togolais, qui, à quelques encablures prêts, ne se sont enrichis que dans le vol des biens publics. Au Togo, la race des familles riches est enterrée. Désormais, il faut avoir eu l’occasion d’appartenir à une certaine caste, après, il faut pouvoir goûter au délice de gérer soit une société d’Etat, soit un ministère influent, un poste public juteux ou une industrie minière ou du moins appartenir à la famille de ceux qui croient détenir le titre foncier du pays pour s’enrichir. Il faut que le régime en place décide de vous accorder des faveurs pour être un milliardaire.

L’objectif au Togo est d’appauvrir les non-alignés pour les obliger à se mettre en rang. Ils oublient qu’ils y a certains qui ont une personnalité qui ne se négocie pas. Appauvrir le voisin d’en face, c’est un choix politique au Togo et au finish, ce choix ne profite ni aux adversaires ni aux tenants du pouvoir. Certes, un camp est riche mais on voit la plupart malheureux, maladifs, soucieux, toujours en manque de quelque chose, alors qu’ils semblent disposer de tout.

Pendant que l’argent du Béninois circule dans les veines des affaires, celui du Togolais, parce que mal acquis, est dans les puisards, enterré dans les jardins, dans les paradis fiscaux, parce qu’un bien mal acquis ne peut pas faire du bruit. Voilà comment le Togo est là où il est et que le Bénin avance à pas de géant.

Les exemples au Bénin font école

Patrice Talon en est la vraie révélation. Entrepreneur béninois dont le patrimoine s’élève à 353 millions d’euros, selon le magazine Forbes Afrique, Patrice Talon n’est pas du genre à « s’excuser d’être riche », c’est-à-dire, il a acquis sa fortune à la sueur de son front et il l’investit où il peut être utile au développement humain. Ne disait-il pas que s’il mettait 1% de ses avoirs à la disposition de l’économie béninoise en difficulté, le problème est résolu ?

A son investiture, c’est sans doute à la burkinabé, qu’il déclarera, sans sourciller, sa fortune avant la prise de fonction, conformément à la loi. L’essentiel pour l’Afrique, n’est pas dans le fait qu’un Talon soit élu, c’est la citation « Je partirai dans cinq ans, c’est certain » qui est l’essentiel. C’est ce que l’Afrique vient de gagner du Bénin de Talon. Cette phrase d’un nouveau président que rien ne force.

A un moment où le plus grand cancer dont souffre l’Afrique et qui menace la stabilité sociopolitique, est le cancer des présidents à vie, il y a de quoi tirer un coup de chapeau, non pas à un Béninois, mais à un Panafricain. A son investiture, toute honte bue, les présidents carriéristes aussi y seront.

Un panafricain qui croit encore à une Afrique capable

Pendant sa campagne, la rupture fut le ‘’leitmotiv’’ de Talon. A peine arrivée, il a déjà tout prouvé aux Béninois, mais s’il lui reste encore quelque chose à prouver, c’est de démontrer dans son comportement qu’il tient à ses cinq ans et qu’il ne fait pas des promesses de Gascon comme un défunt général de la sous-région pendant son règne. Il doit et peut prouver que la rupture qui lui a porté au pouvoir commence là où finit la présidence à vie.

L’Afrique aura fait un pas grâce à la talonnade de Talon. Ainsi aura-t-il déjoué les pronostics de ceux qui l’ont longtemps étiqueté d’être trop business-style pour s’accommoder à la politique afin de discréditer son aura grandissant d’alors. Il aura démontré qu’entre la politique et les affaires, tout est une question de gestion des hommes, ce qui peut faire réussir ou échouer, aura été la bonne volonté, le respect de la parole donnée. Patrice Talon devra prouver qu’il est bien l’homme de la « rupture » et non pas des réseaux.

Talon-Zinsou, le premier commence une carrière là où le second l’abandonne, deux panafricains, tous soucieux de l’image d’un continent longtemps étiqueté. Il appartient à Talon de démontrer que, si le constat de la déliquescence de la classe politique béninoise est une évidence, on peut utiliser les hommes d’affaires pour remettre le train sur les rails. C’est donc en missionnaire que son Excellence est arrivé. Puisqu’une mission reste toujours limitée dans le temps, celle que les Béninois viennent de donner à M. Athanase dure Cinq ans. Elle va accoucher d’un Bénin débarrassé de ses tares.

Loin d’être un simple mélangeur de genres, il pense et à juste titre, que la politique n’est pas un gagne pain. Il faut plutôt s’armer des affaires pour booster la politique. L’homme d’affaires a toujours mêlé la politique et les affaires. Ainsi n’hésite-t-il pas, dès la première heure à soutenir financièrement Nicéphore Soglo lors de l’élection présidentielle en 1991. En 1995, à l’occasion des législatives cette fois, il finance plusieurs partis politiques. Une méthode qu’il répétera élection après élection. Et Talon aura également pesé de tout son poids sur l’issue des législatives d’avril 2015 qui avaient vu Adrien Houngbédji s’installer au perchoir.

Pour le Magnan du coton, le business n’est qu’un outil au service de la politique. Et dans ce sens tous ces coups d’essai n’ont été que des coups de maître. Cette élection sans tâche sonne comme un retour de l’ascenseur de la part de ceux qui à un moment donné ont dû nettoyer ses semelles pour financer leurs activités politiques. Loin d’être un outsider, l’homme est un vieux renard dans l’arène. Sauf que, ironie de sort, Yayi Boni, pour un oui ou pour un non, a décidé de s’en débarrasser quand il est déjà trop tard.

Il vient de se donner pour défit de faire le ménage en 5 ans et vider le palier juste après. Talon est un double exemples pour l’Afrique, d’abord l’exemple des hommes d’affaires qui réussissent et qui trainent après eux une génération d’autres hommes d’affaires milliardaires et l’exemple des hommes politiques qui savent aussi quitter leur terrain de prédilection pour mettre de l’ordre en politique quand le devoir les interpelle. En tout cas, pour une élection présidentielle, le Bénin dans toutes ses composantes a encore donné un exemple de bon élève d’une sous région et d’un continent.

Portrait réalisé par Abi-Alfa

Source : [24/03/2016] Le Rendez-Vous