Caricature : Donisen Donald / Liberté

Le prégo burkinabé Roch Marc Christian Kaboré a d’énormes soucis à se faire. Il n’est plus maître de son destin. Dans la mi-journée, pendant que des militaires affirmaient qu’il avait rejoint son pair et ami, Alpha Condé qui a été « doumbouyé » début septembre 2021, d’autres sources indiquaient que le président avait échappé à une tentative d’assassinat et qu’il serait sous bonne protection de sa garde rapprochée.

C’est dans cet embrouillamini que le président, depuis le maquis, a publié un Tweet conviant les hommes en calotte et godillots à déposer les armes pour dialoguer. «Notre Nation vit des moments difficiles. Nous devons en ce moment précis sauvegarder nos acquis démocratiques. J’invite ceux qui ont pris les armes à les déposer dans l’intérêt supérieur de la Nation. C’est par le dialogue et l’écoute que nous devons régler nos contradictions », a publié le président burkinabé.

En tout cas, le syndicat des satrapes de la « Cédé Yawo » a réagi énergiquement, condamnant « cet acte d’une extrême gravité qui ne saurait être toléré au regard des dispositions réglementaires pertinentes ». Le club dit tenir les militaires responsables de l’intégrité physique de son membre et appelle les militaires à retourner dans les casernes et à privilégier le dialogue.

Ce machin de « Cédé Yawo » est tellement discrédité que son appel ressemble à un prêche dans le désert. Ils ont beau emboucher la trompette et crier dedans, ils sont multipliés par plusieurs zéro. Plus personne ne leur prête attention. Comme quoi, le chien aboie, la caravane passe.

Aux dernières nouvelles, un coup d’Etat a bel et bien eu lieu et Roch Marc Christian Kaboré est désormais conjugué au passé composé.

Loin de faire l’apologie des coups d’Etat sur le continent, certains pensent que les militaires se sont trompés de cible. Il y a des contrées loin loin là-bas comme le Nguessoland, le Biyameroun, la Ouattarandie, le Gabongo, le royaume DEBYle où des pronunciamientos seraient « faure » appréciés et feraient exploser l’applaudimètre…Ce qu’on appelle souvent des coups d’Etat salvateurs.

Dégager des satrapes impénitents devant l’Eternel qui ont pris leur pays et leur peuple en otage plusieurs décennies durant, ne serait qu’une œuvre de salubrité publique. Anyway, il n’est pas trop tard et les voies de Dieu sont insondables…

Source : Liberté N°3546 du Mardi 25 Janvier 2022