Pendant que les Congolais s’enfoncent chaque jour davantage dans la misère la plus noire, l’appétit de  jouissance et de plaisirs dispendieux du dauphin ne diminue pas. Brazzaville ne saurait se comparer à Versailles et pourtant cette monarchie opprime sa population bien plus que ne le faisaient les Bourbon… Ignorant les leçons de l’histoire, Denis Christel avait décidé de célébrer avec faste l’inauguration du siège de sa fondation, Perspectives d’Avenir, situé au 35 avenue des Trois Martyrs à Moungali à Brazzaville.

Denis Christel Sassou Nguesso | Photo : COngo Liberty
Denis Christel Sassou Nguesso | Photo : COngo Liberty

Papa Dictateur-Président à vie, dans sa soif de reconnaissance faisait venir à lui, dans des forums bidon dédiés à sa gloire, des Prix Nobel plus inconnus les uns que les autres, des retraités de la politique ou des personnalités en mal de financements occultes pour une hypothétique carrière. Le coup de brosse à reluire était prévu contractuellement, comme l’avait révélé la publication des e-mails d’Hillary Clinton qui avait refusé que Bill, son ex-Président de mari, se rende à Brazzaville chez le dictateur congolais ou chez son jumeau nord-coréen.

Denis Christel, plus dans la paillette et dans le bling-bling, a préféré investir dans les belles Adriana Karembeu et Sonia Rolland. Toutes deux embarquées dans un « fulla-fulla »** d’Oyo, un petit Jet Falcon dernière génération, les deux belles plantes, blonde et brune, pouvaient illuminer de leur beauté la soirée de gala offerte aux habituels charognards du régime. AKON, la star sénégalo-américaine du RnB avait fait également le déplacement tarifé à Brazzaville. Pour ce dernier, il fallait compter aux alentours de 300.000 dollars, frais d’agence et intermédiaires en sus. Pour son déplacement USA-BZV aller-retour en jet privé, avec les 24 ou 48 heures d’attente, pas moins de 200.000 dollars de plus à débourser.

La belle Adriana, redoutable femme d’affaires, ne saurait avoir fait ce petit ménage à moins de 100.00 à 150.000 euros pour sa prestation « potiche ». Agence, intermédiaires et tous frais payés… ! Sonia Rolland, la pauvrette, a sûrement dû se contenter de facturer la moitié de ce qui a été exigé par l’ex-mannequin slovaque.

Avec tous les accessoires contractuels, l’addition pour le roi du pétrole congolais, Kiki 1er, juste pour cette petite brochette de célébrités ne devait pas être éloignée des 800 ou 900.000 dollars, largement au-dessus de 500 millions de FCFA. Uniquement pour que notre prétendant à la succession monarchique puisse s’auréoler d’un peu de gloire : celle du talent et de la beauté d’autrui !

Madame kiki (robe jaune) avec Adrian Karembeu (g) Akon (c) et Sonia Rolland à Brazaville, Congo, Son mari Denis Christel (kiki) Sassou Nguesso, le fils du président Denis Sassou Nguesso, aurait dépensé près d'un million d'euros pour accueillir et entretenir  ces trois « célébrités »  à Brazza. Pendant ce temps des milliers de Congolais crèevent de faim | Photos : Congo Liberty
Madame kiki (robe jaune) avec Adrian Karembeu (g) Akon (c) et Sonia Rolland à Brazaville, Congo, Son mari Denis Christel (kiki) Sassou Nguesso, le fils du président Denis Sassou Nguesso, aurait dépensé près d’un million d’euros pour accueillir et entretenir ces trois « célébrités » à Brazza. Pendant ce temps des milliers de Congolais crèevent de faim | Photos : Congo Liberty

Au total, cette petite sauterie pourrait bien avoir coûté un petit milliard de FCFA. Pour certains qui le connaissent bien, Kiki, « l’homme des chemises sur mesures Kleenex à 1000 euros » ne peut s’intéresser à une dépense inférieure à ce montant !

D’autres avant lui, bien plus brillants et bien plus diplômés comme son parent Karim Wade et presque  parent Saïf al Islam, fils du défunt Mouammar Kadhafi, ont échoué pour des raisons diverses dans la succession qui leur était promise. Tous deux sont en prison. Voilà une autre leçon de notre histoire africaine contemporaine dont il devrait tenter d’en tirer toutes les conclusions.

Il serait bon que le véritable maître de la SNPC, qui est en défaut de paiement ou presque, cesse de tenter le Diable et qu’il cherche à comprendre si le vent a tourné ou pas. Le pire pourrait bien être à venir !

Qu’il se console ! Il n’aura pas construit cet immeuble au 35 avenue des Trois Martyrs pour rien. Il servira vraisemblablement à abriter les services d’une Agence chargée de récupérer tout ce que ses parents, sa famille élargie, ses complices et lui-même auront caché à travers le monde ; assurément des sommes colossales qui reviendront au Peuple congolais… !

Source : [16/02/2016] Rigobert Ossebi, Congo Liberty

*En France l’expression « faire des ménages » est parfois utilisée au sujet de journalistes ou de personnalités ayant effectué des prestations ponctuelles rémunérées, elle sous entend la connivence avec le monde politique et industriel.

** Taxi collectif, souvent un minibus dans lequel s’entassent des passagers.