
C’est la nouvelle politique du gouvernement ghanéen. D’après le ministre de l’Intérieur, Mohammed Muntaka Mubarak, les étrangers impliqués dans l’orpaillage illégal seront expulsés illico presto après leur arrestation, vers leur pays d’origine.
Dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage illégal, l’administration Mahama adopte de nouvelles mesures de répression. En plus des opérations de patrouille militaire mises en place pour détecter, arrêter et éliminer les activités des mines illégales, il a été décidé l’instauration d’une politique d’expulsion immédiate des galamseyers étrangers vers leur pays d’origine et la suppression des poursuites judiciaires à leur encontre.
Cette approche du gouvernement suscite des critiques de la part des organisations de la société civile, des défenseurs de l’environnement la jugeant « peu rigoureuse et insuffisante » pour lutter contre ce fléau qui s’est enraciné durant des décennies déjà.
Mais le gouvernement justifie sa décision par la lenteur des procédures judiciaires et sa volonté d’endiguer rapidement le fléau qui a aussi des répercussions négatives sur l’environnement.
Le galamsey provoque la déforestation, la destruction des habitats, la pollution de l’eau et la dégradation des sols sans oublier les conséquences économiques et sanitaires graves.
Par ailleurs, dans sa ronde de patrouille militaire, l’armée a annoncé ce 15 avril avoir pris d’assaut et démoli un camp caché des galamseyers dans la communauté d’Abrewa Ne Nkran. D’après les informations divulguées, l’endroit qui manque de services sociaux de base, n’est enregistré dans aucun document national.
Le camp est donc composé de Ghanéens et des ressortissants étrangers impliqués dans des activités illégales d’extraction d’or dans les réserves forestières.
Source: lalternative.info























