Le Président Ghanéen John Dramani Mahama | Photo: DR
Le Président Ghanéen John Dramani Mahama | Photo: DR

Environ 55 personnes sont frappées par la nouvelle mesure punitive du président ghanéen pour avoir omis de déclarer leur patrimoine. La date limite de déclaration de patrimoine est fixée au 31 mars dernier et l’appel a été lancé à l’endroit de tous les fonctionnaires nommés par la présidence avant cette date.

Trois mois de travail sans salaire, telle est la sanction du président John Mahama aux fonctionnaires qui n’ont pas respecté la date limite du 31 mars dernier pour déclarer leurs biens. En effet, le 18 février dernier il a lui-même soumis sa déclaration de patrimoine à l’auditeur général Johnson Akuamoah-Asiedu et a demandé à ses collaborateurs de déclarer « tous les biens ou actifs possédés par eux, ou des dettes dues par eux, directement ou indirectement avant de prendre fonctions à la fin de chaque quatre ans et à la fin de chaque mandate ».

Mais environ 55 personnes n’ont pas honoré cette directive du président d’après le rapport de « The Fourth Estate ». Pour cela, les salaires vont être retranchés et reversés au Ghana Medical Trust Fund (Mahama Cares), qui soutient le traitement des personnes souffrant de maladies chroniques telles que l’insuffisance rénale, le cancer et les problèmes cardiaques.

Le président ghanéen a donné un dernier avertissement à ces 55 personnes en leur gratifiant deux jours pour se conformer. Si jusqu’au 7 mai, ils ne sont pas en règle, ils vont être démis de leurs fonctions. « En plus du salaire mensuel que j’ai demandé à tous les candidats de faire un don au Mahama Cares Trust Fund, ceux qui ne vont pas déclarer leurs actifs avant la nouvelle date limite contribueront désormais à hauteur de quatre mois de salaire ou vont être démis de leurs fonctions ».

Lors du lancement du Code de conduite des fonctionnaires le 5 mai dernier, John Mahama a encore souligné l’importance de l’intégrité parmi les fonctionnaires, mettant en garde contre l’acceptation de cadeaux, les conflits d’intérêts et les décisions prises au profit des amis, de la famille ou de l’acquisition personnelle d’actifs de l’État.

Il est déclaré que tout cadeau d’une valeur supérieure à 20 000 GH¢ doit être déclaré et, à la cessation de ses fonctions, restitué, sauf autorisation expresse du Président.

Le code de conduite des fonctionnaires qui définit les comportements éthiques et les obligations professionnelles est mis en vigueur. Parmi les stricts mesures visant à réduire les dépenses publiques, John Mahama a interdit les déplacements non essentiels des fonctionnaires en demandant que tout déplacement nécessaire soit préalablement autorisé par son chef de cabinet et entrepris avec modestie.

« Aucun voyage en première classe ne sera autorisé. De même, toute trace d’opulence et de style de vie somptueux doit être évitée. Tout voyage jugé essentiel et nécessaire doit d’abord être autorisé par le bureau du chef d’état-major et ces voyages devront être effectués en toute modestie, et non en première classe », a-t-il recommandé.

Source: lalternative.info