
L’insécurité ne cesse de s’aggraver dans la commune de Soudougui, province du Koupélogo, au Burkina Faso. Ce lundi 23 mars 2025, aux environs de 13 heures, une nouvelle attaque terroriste a frappé le poste de Zambendi, tenu par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) du Burkina Faso. Le bilan est lourd : huit morts, dont six VDP et deux civils fauchés par des balles perdues.
Selon des sources locales, les assaillants, en surnombre et mieux armés, ont contraint les militaires et les VDP à la fuite. Ce repli forcé en raison du manque d’effectifs et de moyens pour défendre la position. Pourtant, ce n’est pas la première fois que ce poste subit une attaque.
Le 14 mars 2025, une offensive similaire avait déjà causé la mort d’un civil et fait plusieurs dégâts matériels par les flammes. Malgré cet incident, les populations locales affirment qu’aucun renfort n’a été déployé.
Cette situation a favorisé la vulnérabilité à de nouvelles incursions des groupes armés. Le poste de zambendi est situé à moins de 2 km des portes du Togo, au Nord de la préfecture de Tône.
Mi-février, un autre village de la commune, Diakarga, situé plus au sud-est et proche de Waldjouague au Togo, avait été pris pour cible. L’attaque s’était soldée par la mort de dix personnes, marquant une escalade inquiétante de la violence dans la région.
Les attaques répétées dans la province du Koupélogo ne restent pas sans conséquences pour le Togo voisin. Les villages frontaliers comme Yembouate, Tchiègle, Kpatchiate et Waldjouague sont désormais confrontés à un afflux de réfugiés.
Chaque attaque pousse des dizaines de familles burkinabè à fuir vers le Togo, espérant y trouver refuge. À Waldjouague et Kpatchiate, le nombre de déplacés explose, mettant à rude épreuve les ressources locales déjà limitées.
La présence croissante de réfugiés et le risque d’infiltration de combattants parmi eux est source d’inquiétude. Les autorités togolaises, déjà confrontées à des défis sécuritaires dans la région des Savanes, doivent redoubler de vigilance.
En rappel, à la mi-mars, des combats entre groupes armés et forces de défense et de sécurité avaient été signalés à Tchanaga, plus au sud de la région des Savanes, dans la préfecture de l’Oti Sud.
Source: lalternative.info























