La Belgique a été frappée par des attentats « aveugles, violents et lâches », a dénoncé le premier ministre de Belgique Charles Michel, après une série d’attaques coordonnées visant l’aéroport international et le métro de Bruxelles. « Nous redoutions un attentat et c’est arrivé ». Les bilans fournis par des sources officielles font état d’au moins 34 morts et 198 blessés.

Trois explosions ont frappé Bruxelles, selon le procureur fédéral belge, Frédéric Van Leeuw. « Ce matin, à [l’aéroport] Zaventem, deux explosions se sont produites dans le hall des départs, l’une étant probablement provoquée par un kamikaze, et un petit peu après, une demi-heure après, une explosion s’est produite à [la station de métro] Maelbeek ».

Le premier ministre Michel s’est contenté d’évoquer « de nombreux morts, de nombreuses personnes blessées, parfois gravement », sans donner de bilan. « L’évacuation des victimes étant en cours, il n’est pas possible de donner des informations plus précises », a-t-il indiqué, soulignant implicitement que tout bilan, à ce stade, ne peut être que provisoire.

Selon les pompiers, le double attentat à l’aéroport Zaventem, survenu vers 8 h, a fait 14 morts et 92 blessés. Le maire de Bruxelles, Yvan Mayeur, a pour sa part affirmé dans une conférence de presse que l’attentat dans le métro a fait « probablement une vingtaine de décès » et 106 blessés, dont 17 sont dans un état grave. « Il s’agit d’une attaque contre nos valeurs de liberté, de démocratie », a-t-il commenté.

Le premier ministre Michel a indiqué que les attentats n’avaient pas été revendiqués et que les autorités n’avaient « aucune information quant aux auteurs. » Le procureur Van Leeuw a pour sa part assuré que les autorités belges mettaient tout en oeuvre pour « essayer de retracer les auteurs éventuels et de voir s’il n’y a pas encore d’autres auteurs en fuite ».

« L’enquête est toujours en cours. On craint toujours qu’il y ait des personnes dans la nature. » — Didier Reynders, ministre belge des Affaires étrangères

Selon la RTBF, des perquisitions sont déjà en cours dans la région de Bruxelles. La justice belge demande cependant aux médias de faire preuve de retenue. « Certains journalistes communiquent des informations sur l’enquête en cours », a déploré le parquet fédéral belge dans un communiqué, avant de demander « instamment à la presse de s’abstenir de communiquer des informations relatives à l’enquête judiciaire en cours afin de ne pas nuire à l’enquête ».

Ces explosions à l’aéroport et dans le métro surviennent quatre jours après l’arrestation à Molenbeek, une commune de l’agglomération bruxelloise, de Salah Abdeslam, suspect clé dans les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts et 413 blessés à Paris et à Saint-Denis. Ces attaques avaient été revendiquées par le groupe armé État islamique.

https://youtu.be/GaP9UxyzRq0

Pour l’heure, les transports sont paralysés à Bruxelles et les rues sont désertes. Le gouvernement belge a rehaussé son niveau d’alerte à son échelon le plus élevé dans la ville, en plus de déployer 225 militaires dans Bruxelles en appui aux gendarmes et à la police. Il recommande à la population d’éviter tout déplacement, à l’instar des institutions européennes, qui ont demandé à leurs employés de rester dans les bâtiments ou de ne pas venir travailler.

La ministre de l’Enseignement a ordonné aux élèves de tout le pays de rester à l’intérieur des écoles. Le centre de crise belge a aussi demandé à toutes les entreprises à Bruxelles de maintenir leurs employés à l’intérieur. Le centre indique en outre que le réseau mobile est surchargé et demande à la population d’appeler les numéros d’urgence avec un téléphone fixe, si possible, et de limiter tout accès à des sites effectuant de la diffusion en directe.

Selon la RTBF, des perquisitions sont déjà en cours dans la région de Bruxelles. La justice belge demande cependant aux médias de faire preuve de retenue. « Certains journalistes communiquent des informations sur l’enquête en cours », a déploré le parquet fédéral belge dans un communiqué, avant de demander « instamment à la presse de s’abstenir de communiquer des informations relatives à l’enquête judiciaire en cours afin de ne pas nuire à l’enquête ».

Ces explosions à l’aéroport et dans le métro surviennent quatre jours après l’arrestation à Molenbeek, une commune de l’agglomération bruxelloise, de Salah Abdeslam, suspect clé dans les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts et 413 blessés à Paris et à Saint-Denis. Ces attaques avaient été revendiquées par le groupe armé État islamique.

Pour l’heure, les transports sont paralysés à Bruxelles et les rues sont désertes. Le gouvernement belge a rehaussé son niveau d’alerte à son échelon le plus élevé dans la ville, en plus de déployer 225 militaires dans Bruxelles en appui aux gendarmes et à la police. Il recommande à la population d’éviter tout déplacement, à l’instar des institutions européennes, qui ont demandé à leurs employés de rester dans les bâtiments ou de ne pas venir travailler.

La ministre de l’Enseignement a ordonné aux élèves de tout le pays de rester à l’intérieur des écoles. Le centre de crise belge a aussi demandé à toutes les entreprises à Bruxelles de maintenir leurs employés à l’intérieur. Le centre indique en outre que le réseau mobile est surchargé et demande à la population d’appeler les numéros d’urgence avec un téléphone fixe, si possible, et de limiter tout accès à des sites effectuant de la diffusion en directe.

Le toit de l’aéroport s’est effondré

Selon l’agence de presse Belga, des coups de feu et des cris prononcés en arabe ont été entendus avant les explosions à l’aéroport Zaventem, mais ces informations n’ont pas été confirmées par les autorités. Un employé du fournisseur de services Swissport, Anthony Deloos, soutient que la première explosion a eu lieu près d’un comptoir où les passagers enregistrent leur excédent de bagages, situé à 20 mètres de lui. La seconde aurait eu lieu près d’un café Starbucks situé tout près.

« J’ai entendu une première explosion, puis une deuxième », explique au Soir Alphonse Youla, un Bruxellois de 40 ans qui travaille à l’aéroport. « J’ai aussi entendu quelqu’un crier en arabe, mais je n’ai pas compris ce qu’il a dit. Il régnait un chaos indescriptible. Les plafonds se sont effondrés et il y avait des victimes partout. J’ai aidé à transporter cinq personnes décédées dehors, il y avait également beaucoup de blessés, des gens dont les jambes avaient été arrachées. ».

« C’était atroce. Les plafonds se sont effondrés », a commenté en entrevue à BFM TV Zach Manoun, arrivé d’un vol en provenance de Genève environ 10 minutes avant les explosions. « Il y avait du sang partout, des gens blessés, des sacs partout. Nous marchions dans les débris. C’était une scène de guerre. » Selon lui, c’est la seconde explosion qui a causé la chute du plafond, en plus de briser des conduites d’eau, de sorte que de l’eau s’est mêlée au sang.

« J’ai senti le bâtiment bouger. Il y avait de la poussière et de la fumée […] Je suis allé là où avait eu lieu l’explosion et il y avait des gens qui sortaient, ils semblaient très choqués. » — Alex Rossi, journaliste de la chaîne britannique Sky News

« Des blessés sont sortis de Brussels Airport, victimes de bris de vitres, une partie du faux plafond du hall des départs s’est effondrée », a déclaré au Soir le député Georges Dallemagne, après avoir parlé à son épouse, qu’il avait déposée sur place quelques minutes plus tôt. « Elle a vu des victimes de bris de vitres quittant l’aéroport, des personnes âgées mises sur des brancards, les premiers secours arrivant. Elle a vu une partie du faux plafond qui était effondrée », a-t-il résumé.

« Il a fallu un petit peu de temps pour sécuriser les lieux parce que pas mal de bagages traînaient à gauche à droite et il fallait être sûr qu’il n’y avait pas de nouvelles bombes et d’objets dangereux dans les bagages », a commenté le procureur Van Leeuw.
La scène a été tout aussi horrible à la station de Maelbeek, où des gens ont été aperçus quittant les lieux, avec le visage ensanglanté. « Le métro quittait la station Maelbeek lorsqu’il y a eu une explosion vraiment très forte », a affirmé Alexandre Brans, en essuyant du sang dans son visage. « C’était la panique partout. Il y avait beaucoup de gens dans le métro. »

Selon la RTBF, une rame de métro a été touchée par la déflagration, affectant du même coup une rame qui arrivait en sens inverse.

https://youtu.be/tUFXxFxXSKM?list=UUXwDLMDV86ldKoFVc_g8P0g

Source : [22/03/2016] Radio-Canada + Reuters + AFP + Le Soir + 7sur7 + RTBF + AP + EuroNews + iTélé + BFMTV