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Un homme s’arrête au siège de la banque française BNP Paribas à Paris. Mardi 5 février 2013 | Archives: AP

Une décision judiciaire américaine a contraint le géant bancaire français BNP Paribas à répondre devant les tribunaux pour une accusation de complicité présumée dans le génocide perpétré par le gouvernement soudanais entre 1997 et 2011.

Le juge américain Alvin Hellerstein a estimé qu’il existait « trop de faits » liant BNP Paribas aux violations des droits de l’homme au Soudan. La banque est accusée d’avoir fourni des services bancaires violant les sanctions américaines en vigueur à cette époque.

Cette poursuite a été engagée par des résidents américains ayant fui les régions du Sud-Soudan, du Darfour et des montagnes du Nuba. Ils réclament des dommages-intérêts non spécifiés dans le cadre d’une action collective.

Notons qu’en 2014, BNP Paribas a plaidé coupable et versé une amende de 8,9 milliards de dollars pour avoir violé les sanctions américaines en transférant des fonds pour le compte d’entités soudanaises, iraniennes et cubaines.

Source: africanews