Une centaine de bovins seront abattus dans un délai d’un mois, en application du règlement communautaire, après la découverte d’un cas d’ESB dans les Ardennes ( France ), a précisé jeudi le ministère français de l’Agriculture.

Les vaches appartenant à la « cohorte » de l’animal mort de l’Encéphalopathie spongiforme bovine ( ESB ), c’est-à-dire les bovins de cet élevage âgés de un an de plus ou de moins que la vache infectée et décédée et qui donc « risquent d’avoir été exposés à la même source alimentaire », ainsi que les veaux « nés depuis moins de deux ans » de la vache malade seront abattus d’ici 30 jours, a indiqué le ministère à l’AFP.
« Cela représente une centaine de bovins » sur les 400 vaches Salers que compte l’exploitation ardennaise, et pour lesquels l’éleveur « sera indemnisé ».
Deux autres cas isolés d’ESB ont été découverts en 2015, l’un en Irlande, l’autre en Grande-Bretagne mais les enquêtes épidémiologiques qui ont suivi n’ont pas permis de découvrir le mode de contamination.
Au vu de la découverte de ce troisième cas, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll va demander à la Commission européenne de faire une enquête pour croiser les informations sur ces trois cas, a assuré le ministère.
« Risque négligeable » pour la Belgique
Il est « probable » selon le ministère que les pays qui avaient rouvert depuis 2015 leurs frontières aux exportations de bovins français: l’Arabie saoudite, le Canada, Singapour ou le Vietnam, les ferment à nouveau. Mais ces pays ne représentent qu’un faible volume d’exportations.
Les autres pays de l’Union européenne, destination de beaucoup d’exportations de viande française, ne peuvent en revanche pas fermer leurs portes au boeuf hexagonal.
La Belgique est elle classée depuis mai 2012 parmi les pays « à risque négligeable ».
Le 20 mars 2016 marquait les 20 ans de l’éclatement au grand jour de la crise sanitaire de la « vache folle ».
Source : [24-03-2016] Belga























