Nouvel An à Sydney, le 1er janvier 2024
Spectacle de feux d’artifice au-dessus du pont de la baie de Sydney et de l’Opéra de Sydney pendant les célébrations du Nouvel An à Sydney, le 1er janvier 2024 | Photo : AFP

Auckland et Sydney sont devenues les deux premières grandes villes à célébrer l’arrivée de 2024. Plus d’un millions de personnes ont applaudi les feux d’artifice spectaculaires qui ont illuminé le ciel au-dessus de la Sky Tower et du port de Sydney, lieux de rassemblement incontournables en Nouvelle-Zélande et en Australie pour accueillir la nouvelle année.

À Auckland, une pluie fine tombée tout au long de la journée de dimanche s’est dissipée comme prévu à minuit, juste à temps pour le compte à rebours. Les dernières secondes avant la nouvelle année se sont égrenées sur un écran numérique lumineux situé au sommet de la tour de 328 mètres.

Deux heures plus tard, en Australie, les milliers de gens réunis au port de Sydney ont accueilli 2024. Environ 425 millions de personnes dans le monde regardent le célèbre feu d’artifice et le spectacle de lumière présenté chaque année dans la métropole australienne, selon des représentants municipaux.

Tokyo, Séoul et Pyongyang sont les dernières grandes capitales à être entrées en 2024. Le reste de l’Asie se prépare aussi à tourner la page sur 2023, une année marquée par la guerre en Ukraine et au Proche-Orient.

Dans sa traditionnelle bénédiction dominicale, à la place Saint-Pierre du Vatican, le pape François a d’ailleurs prié pour « le peuple ukrainien, les populations palestinienne et israélienne, le peuple soudanais et plusieurs autres » affectés par des conflits.

Au Pakistan, pays à majorité musulmane, le gouvernement a interdit toutes les célébrations de la Saint-Sylvestre en signe de solidarité avec les Palestiniens.

Dans un message télédiffusé dans la nuit, le premier ministre intérimaire Anwaar-ul-Haq Kakar a exhorté les Pakistanais à « faire preuve de solidarité avec le peuple opprimé de Gaza » en commençant la nouvelle année dans la simplicité.

En Russie et en Ukraine, les célébrations du Nouvel An se déroulent sous haute tension après une nouvelle escalade de violence. Comme l’année dernière, les traditionnels feux d’artifice et concert sur la place Rouge de Moscou ont été annulés. D’autres villes russes ont également préféré annuler leur spectacle de feux d’artifice.

En France, les célébrations de la Saint-Sylvestre dans la capitale seront centrées sur les Jeux olympiques de Paris 2024, avec notamment des prestations de DJ, des feux d’artifice et une projection vidéo sur l’Arc de Triomphe autour « des mutations de la ville et des visages des Jeux », selon le service de presse de la Ville de Paris.

Aux États-Unis, des dizaines de milliers de gens se réuniront comme chaque année à Times Square, à New York, pour accueillir la nouvelle année. Les autorités locales et les organisateurs de l’événement se disent prêts à accueillir les fêtards et à assurer leur sécurité.

Le maire de New York, Eric Adams, a déclaré qu’il n’y avait « aucune menace spécifique » pour les célébrations du Nouvel An, qui comprendront des concerts de Flo Rida, Megan Thee Stallion et LL Cool J, ainsi que des apparitions télévisées de Cardi B, entre autres.
Tourner la page sur 2023

Dans les prochaines heures, le reste du monde fera progressivement ses adieux à 2023, une année qui a également été marquée par l’inflation, l’essor de l’intelligence artificielle et la crise climatique.

L’année 2023 fut la plus chaude depuis le début des relevés en 1880, avec une série de désastres climatiques qui ont frappé la planète, du Pakistan à la Corne de l’Afrique en passant par le bassin amazonien. Le Canada n’a pas été épargné avec des feux de forêt sans précédent, l’été dernier.

Certains pas importants ont toutefois été franchis pour lutter contre le réchauffement climatique.

Au cours des derniers mois, la population mondiale a dépassé les huit milliards et l’Inde est devenue le pays le plus peuplé du monde, ravissant le titre à la Chine.

L’année 2024 amène de grands défis. Pour la moitié de la population mondiale, ce sera une année d’élections cruciales.

Vladimir Poutine, le dirigeant russe qui a passé le plus de temps au pouvoir depuis Joseph Staline, figurera à nouveau sur les bulletins de vote aux élections de mars.

Ailleurs dans le monde, plus de quatre milliards de personnes au total seront appelées aux urnes, notamment au Royaume-Uni, dans l’Union européenne, en Inde, en Indonésie, au Mexique, en Afrique du Sud, au Venezuela et, bien sûr, aux États-Unis. Le démocrate Joe Biden, 81 ans, et le républicain Donald Trump, 77 ans, entendent s’affronter une nouvelle fois en novembre prochain.

Président sortant, M. Biden a parfois montré des signes de fatigue, et certains de ses partisans s’inquiètent des conséquences d’un nouveau mandat.

Quant à Donald Trump, qui fait face à plusieurs inculpations et dont au moins trois des procès sont censés débuter en 2024 avant la présidentielle, rien dans l’immédiat ne l’empêche de faire campagne.

Source: Radio Canada