Ailleurs comme à « Gnassingbéland » cette période est celle des examens. Les professeurs se rivalisent d’ardeur pour proposer les épreuves. Le 28 avril dernier, le sujet d’examen de droit constitutionnel consacré au chef de l’Etat français a beaucoup fait jaser et surtout fait rire les étudiants de la faculté de droit de La Couronne, en Charente.

On sait qu’un jour d’examen, il règne dans les amphis un silence presque religieux et une ambiance de stress mêlée d’angoisse, pendant que les étudiants croisent leurs dix doigts en implorant tous les dieux de la terre de tomber sur un sujet qu’ils maîtrisent.
Si le premier sujet, assez classique, portait sur le « rôle du Conseil constitutionnel dans la formation du bloc de constitutionnalité », l’autre choix de dissertation offert aux étudiants, carrément moins académique, en a désarçonné plus d’un : « A quoi sert François Hollande ? ». Vous avez 3 heures. Il y a de quoi piquer un fou rire.
Dans l’hilarité générale, certains se sont demandé s’il s’agissait d’une blague, avant de comprendre que le sujet était tout ce qu’il y a de plus sérieux. « On a vraiment tous été surpris, les sujets n’ont jamais été formulés comme cela », a raconté Mélanie, étudiante à la Couronne.
Un chargé de TD présent dans la salle, a précisé que cette question appelait à un développement argumenté : « Il n’est pas question ici de donner son opinion personnel de François Hollande. Il fallait bien sûr disserter sur les pouvoirs et compétences du chef de l’Etat ».
Interrogé, Philippe Lagrange, le doyen de la faculté de Poitiers dont dépend La Couronne, a indiqué qu’il s’agissait d’une « maladresse de formulation, peut-être d’une erreur de jeunesse », avant de préciser qu’il n’avait eu aucune plainte de la part des étudiants et que le collègue auteur de cette question facétieuse n’était « pas hostile au Président et se garderait bien de porter quelque jugement que ce soit sur son action ».
Pas sûr que le président, lui, ait goûté à cette plaisanterie. On ne risque pas de poser « A quoi sert Faure-vi ? » à nos étudiants, mais c’est une question à laquelle devrait répondre tout « Gnassingbélandais ».
Source : Liberté























