
« S’engager pour la 5Ie République », c’est sous ce thème que Pacôme Adjrourouvi, ministre des Droits de l’Homme , de la Formation à la Citoyenneté ,et des Relations avec les Institutions de la République a organisé à travers le pays sa campagne pour dit-on , informer , sensibiliser et mobiliser l’ensemble des citoyens togolais autour des enjeux et des opportunités offerts par la VI” République.
Pour cet avocat et ancien Adjoint au Maire d’Evry en France « la VI” République marque une étape décisive dans la consolidation de notre démocratie. Nous avons le devoir de la faire connaître, de l’expliquer et de créer un cadre de dialogue avec les citoyens pour qu’ils se l’approprient pleinement. » Il a mobilisé pour l’occasion plusieurs membres du gouvernement à grand frais pour un sujet qui divise davantage le Togo.
Dans la foulée, certains opportunistes ont retrouvé les réflexes des années de plomb du régime Eyadema en scandant qu’ils marquent leur adhésion à ce régime parlementaire version togolaise.
Naturellement, cela replonge les Togolais dans les années 1989 où certains sigisbées avaient monté le même cinéma à travers le pays pour venir dire à Eyadema Gnassingbé que les Togolais sont contre le multipartisme. La suite de l’histoire est bien connue de tous.
Dans un pays où tout manque, on s’autorise des sujets futiles qui désagrègent le tissu social. Quel pays au monde s’est développé juste parce qu’on a changé de régime ? Surtout dans un contexte où ce sont les mêmes individus qui ont pris le pays en otage depuis 20 ans sous Faure Gnassingbé et 59 ans élargi à son père Eyadema.
Des gens qui vantent aux Togolais que leur régime parlementaire permet «l’enracinement de la démocratie et la souplesse des institutions» viennent d’élire le Grand Chancelier des Ordres Nationaux Barry Moussa Barqué d’abord Sénateur puis Président du SENAT dans une incompatibilité flagrante. Le Président du Conseil des Ordres Nationaux en fonction depuis le 30 avril 2020 a pour mission de recevoir les propositions de nomination, d’arbitrer les contentieux liés aux distinctions honorifiques , et d’assurer la neutralité de l’institution.
A ce titre, il n’est éligible à aucune autre fonction d’État tout en conservant son poste. Au surplus, les heures qui ont suivi son élection à la tête du SENAT, plusieurs habitants de Mandouri dans le Kpendjal , sa localité d’origine ont improvisé des manifestations pour «saluer» l’évènement. Là encore dans une zone frappée par l’état d’urgence sécuritaire en raison des incursions terroristes récurrentes.
Qui peut prendre au sérieux cette nouvelle république qui voit le jour dans ces violations et contractions primaires ?
Honoré Adontui
Source: lecorrecteur.tg























