
Quelques heures après le défilé civile et militaire de la commémoration de la fête de l’indépendance le 27 avril, Faure Gnassingbé et une très forte délégation du gouvernement se sont envolés à Bichkek, capitale du Kirghizistan, bien loin en Asie Centrale.
Comme d’ordinaire, on annonce déjà des retombées de cette visite officielle par des perspectives concrètes de coopération dans plusieurs secteurs stratégiques entre les deux pays.
Les Présidents Faure Essozimna Gnassingbé et Sadyr Japarov ont solennellement présidé , 29 avril 2026 à Bichkek, une cérémonie de signature de plusieurs accords et mémorandums d’entente dans huit domaines à savoir la diplomatie, l’économie numérique, la culture, les investissements, l’éducation, la santé, l’économie et l’agriculture. Ces instruments juridiques témoignent de la volonté commune des deux nations d’inscrire leur partenariat dans une dynamique durable, structurée et mutuellement bénéfique, fanfaronne-t-on. Combien de fois n’a-t-on pas vu , entendu des sornettes de ce genre? Combien de voyages officiels Faure Gnassingbé n’a-t-il pas fait depuis 21 ans qu’il régente le Togo? En quoi ce Togo a-t-il changé?
Figurez-vous, Faure Gnassingbé est le premier dirigeant togolais à effectuer une visite au Kirghizistan selon les sources offcielles.Cela veut tout dire.S’il y avait quelque chose de précieux dans ce pays en développement classé 118e selon l’indice de développement humain et le deuxième pays le plus pauvre d’Asie centrale après le Tadjikistan voisin, il ne serait pas le premier à y mettre pied.
Pour rappel , le Kirghizistan est un pays d’Asie centrale, coincé et sans accès à la mer par le Kazakhstan au nord, la Chine à l’est et au sud, le Tadjikistan au sud-ouest et l’Ouzbékistan à l’ouest.Il a accédé à son indépendance en 1991 avec la dislocation de l’Union Soviétique.
Et le pouvoir togolais a eu le toupet d’avancer que la rencontre entre le Président du Conseil du Togo et le Président de la République kirghize «ne relève ni d’un simple exercice de communication ni d’un effet d’annonce. Elle marque la continuité d’une doctrine cohérente, patiemment construite, qui positionne le Togo comme un acteur libre dans ses orientations diplomatiques.»
Dans un pays où tout manque cette visite folklorique est une villégiature de plus sur fond de gaspillage des ressources de l’État.
A Emo Kpota à Afangnan, ville où est né Faure Gnassingbé, la population partage l’eau de rivière avec les animaux. Rien que les frais de missions et les billets d’avion de ces ministres accompagnateurs de M.Gnassingbé en Asie Centrale, auraient pu réaliser plusieurs forages pour soulager les populations qui manquent de tout partout au Togo.
Honoré Adontui
Source: LeCorrecteur.tg























