
Si le ridicule pouvait tuer, il y a longtemps que certains citoyens dévoués corps et âme à la dictature rampante, seraient conjugués au passé simple. Seulement, certains sont tombés nus au grand marché de Lomé -qu’ils ont brûlé eux-mêmes, causant d’importants dégâts matériels et semant la désolation et la consternation parmi les commerçants et leurs proches-, qu’ils n’ont plus honte. S’ils avaient le minimum d’honneur, les soutiens irréductibles de la dictature hante le sommeil des Togolais depuis 50 ans, n’allaient pas opposer à ce vaillant peuple qui réclame qui sa liberté, le retour à la Constitution de 1961.
D’où sont-ils allés ressusciter cette affaire-là au juste? Les agitations et gesticulations infantiles auxquelles s’adonnent ceux qui militent pour le maintien de l’ordre établi, dénotent qu’ils ont perdu tout repère. Secoués comme des cocotiers, les troubadours au service de la dictature ne savent plus où donner de la tête. Ils s’agrippent à la Constitution de 1961 qu’ils sont allés déterrer dans la tombe de Toutankhamon.
Alors que les Togolais dans leur écrasante majorité réclament la Constitution de 1992 qu’ils se sont librement donnée pour donner une chance à l’alternance démocratique comme ça se fait dans tous les pays normaux, certains Togolais entièrement à part, avec à leur tête, le Premier ministre à la veste zazou, agitent la Constitution de 1961 qui trace une autoroute pour la présidence à vie. Certains griots, dans leurs délires, sont allés jusqu’à dire que c’est cette constitution qui doit être imposée au Togo.
Pour eux donc, la voie référendaire pour laquelle avaient opté Christophe Tchao alias « le pays va brûler » et les siens, est une erreur gravissime. Comme ils prennent leur champion Faure Gnassingbé pour un immortel, il lui faut une constitution à sa mesure pour lui permettre de régner sur le Togo pour des siècles et des siècles. Aaaaamen !
Source : Liberté N°2528 du Mardi 03 Octobre 2017























