« Ce qui me scandalise, ce n’est pas qu’il y ait des riches et des pauvres : c’est le gaspillage » – Mère Teresa
Beaucoup d’observateurs ont trouvé curieux et suspect que le Haut-commissariat à la réconciliation nationale et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN) organise un atelier pour réfléchir sur les réformes politiques alors que tout avait été déjà fait par l’Apg, le Cpdc et la Cvjr. Alors que les Togolais n’attendaient que l’application des recommandations claires formulées sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles dans les différents cadres sus-cités.

N’empêche, dame Awa Nana dont la structure est suffisamment dotée de moyens et qui ne sait quoi en faire, a cru devoir organiser cinq jours de rencontres pour plancher de nouveau sur les réformes. Et on ne sait pas ce qui a été dit dans la grande salle Fazao du Radisson Blu 2 Février et qui n’a pas été déjà dit. De diversion en diversion, les conclusions de l’atelier ne sont assorties d’aucun chronogramme pour la mise en œuvre des réformes. D’après dame Awa Nana, ces conclusions seront versées à la commission des « fameux intellectuels » de Faure Gnassingbé. On voit clairement le jeu et les manœuvres du fils à papa pour pouvoir gagner suffisamment de temps. Des sources proches du palais, on indique que si réformes devait-il y avoir, ce serait en 2020, la fin du 3è mandat de Faure Gnassingbé, histoire de lui permettre de rempiler encore deux autres mandats.
On le disait hier, il y avait un beau monde à l’atelier du HCRRUN. D’énormes moyens financiers ont été aussi mobilisés. C’était un tour de passe-passe qui a servi à saigner les caisses de l’Etat. D’abord, des experts ont été invités du Ghana mais surtout du Maroc, une monarchie, pour partager leurs expériences sur la limitation du mandat présidentiel, le mode de scrutin à deux tours, le découpage électoral, les règles électorales consensuelles, etc. dans le royaume chérifien. Il faut le faire.
Selon de nombreux participants, il y a eu une profusion de nourritures à l’hôtel Radisson Blu. Awa Nana a dépensé une petite fortune pour mettre les participants à leur aise. Ils se sont tellement gavés que certains passaient leur temps à somnoler lors des communications. Ils faisaient au moins cinq (05) pauses-cafés par jour, selon ce que nous avons appris. Alors que la pause est à 5000 FCFA. Quant au déjeuner, il est évalué à 19.000F. Ce qui revient à 44.000 F par personne et par jour pour la restauration. Le per diem était à 10.000F par jour pour les participants et 5000 F pour les journalistes. Ils ne sont pas moins de 150 personnes à prendre part à cet atelier.
Un petit calcul permet d’évaluer la petite fortune dilapidée au cours de cet atelier dans un hôtel hyper luxueux, fait de marbre avec des moquettes qui ont fait fantasmer nombre de participants. Cet argent aurait pu être utile ailleurs notamment servir à rénover et doter de matériels certains centres hospitaliers.
Source : Médard Amétépé, Liberté























