Un artère de Lomé, la capitale togolaise, Avril 2026 | Photo: DR / LeCorrecteur.tg
Un artère de Lomé, la capitale togolaise, Avril 2026 | Photo: DR / LeCorrecteur.tg

Il est une curiosité dans la sous-région ouest africaine. Dans presque tous les secteurs, rien ne marche. Au Togo, les éternels dirigeants au lieu de prendre conscience de leurs limites et faire amende honorable, s’accrochent plutôt comme des chauves-souris, au pouvoir.

La route nationale N°5 Lomé-Kpalimé dont les travaux de réhabilitation confiés à l’entreprise EBOMAF lancés en juin 2020 pour 36 mois soit trois ans n’ont jamais été officiellement réceptionnés.

D’un coût global de 219 milliards FCFA, ces travaux réalisés en grande partie, ont permis de moderniser la voie surtout de Todman à Sanguera où elle a été dédoublée.

Mais cette partie est source de plusieurs accidents mortels au quotidien. En cause, le manque d’électrification des zones fortement peuplées et l’installation de lampadaires toujours non fonctionnels. Il est inconcevable que des lampadaires solaires soient installés le long de ce tronçon et celui de Segbe juste pour le décor.

Le plus révoltant, à l’occasion de la célébration des 66 ans de l’indépendance du Togo, des drapeaux togolais sont accrochés à ces lampadaires. Un décor indigne pour la simple raison que cela ternit davantage les efforts consentis par les pionniers de la lutte pour l’indépendance du Togo. Il s’agit d’un échec. Comme tel, nul besoin de le célébrer cet échec relativement aux lampadaires. En plus , il s’agit d’un acte délibéré de provocation des usagers qui réclament à cor et à cris la lumière sur ce tronçon qui n’enregistre que trop de morts.

Source: LeCorrecteur.tg