A l’occasion de la Journée Mondiale du Bonheur, qui a lieu le 20 mars 2016, le pôle de recherche de l’ONU vient de publier son nouveau rapport (The World Happiness Report 2016) sur le degré de bonheur des populations. 156 pays sont classés du plus heureux au plus malheureux, selon leur PIB, mais aussi le niveau de vie, le mode de vie, l’espérance de vie, l’avancement social du pays, la santé et le droit des libertés individuelles.

En terme du bonheur des peuples, le Togo fait prie que l'Afghanistan ! Le pays de Faure Gnassingbé est classé 155/156 ! | Photo, Archives : Republicoftogo
En terme du bonheur des peuples, le Togo fait pire que l’Afghanistan ! Le pays de Faure Gnassingbé est classé 155/156 ! | Photo, Archives : Republicoftogo

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Togo, l’« or de l’humanité », « la Suisse de l’Afrique », le « havre de paix » figure en très mauvaise position. Comme toujours. On dirait que ce pays pourtant destiné à l’être l’or de l’humanité, comme le prédirent les pères fondateurs de notre République, est maudit.

Si vous avez des envies d’expatriation ou si vous voulez nager dans la béatitude, l’idéal serait de ne pas voguer vers l’Afrique subsaharienne où huit pays forment la chaine des Etats les plus malheureux au monde. Parmi ces pays figurent en place le Togo et son voisin de l’est le Bénin. Il n’y fait pas bon vivre. Ce sont les pays les moins heureux, ou disons plutôt les plus malheureux sur la planète. La corruption aurait eu raison de ces deux pays voisins.

En effet sur les 156 pays étudiés, le Togo est avant dernier (155è) et son voisin le Bénin (153è). Mais le cas qui nous intéresse, c’est celui de notre beau pays. Depuis le premier rapport de l’ONU publié en 2012, le Togo a toujours trainé la dernière place du classement comme un boulet au pied. Il a occupé 3 ans successivement la dernière place sur la liste des pays les plus heureux du monde, faisant de nous les populations les plus misérables au monde. Comble de malheur, pour toutes les autres études portant sur la prospérité, la tristesse, le bien-être, etc., le Togo a été le cancre de la classe.

Pour l’édition 2016, la terre de nos aïeux ou plutôt le Togo des Gnassingbé a réalisé un exploit en reléguant le Burundi au dernier rang. Manifestement, le riz, les macaronis et l’huile UNIR qu’on distribue gratuitement aux Togolais lors des campagnes électorales ne suffisent pas pour faire leur bonheur.

Comment les citoyens peuvent-ils vivre heureux, avoir le sourire aux lèvres, la paix de l’esprit et du cœur s’ils sont pris en otage, s’ils sont opprimés depuis un demi-siècle par une seule famille ? Les illustres gouvernants qui forment la minorité se livrent avec frénésie à la course au détournement et ont accaparé toutes les richesses du pays, mènent avec leur harem, un train de vie sultanesque alors que la majorité de la population pataugent dans une misère indicible.

Ce qui est paradoxal, c’est que chaque année, l’ONU classe les Togolais comme les peuples les plus malheureux sur la planète terre. Mais la même ONU est venue nous dire en avril 2015 dernier par le truchement de son représentant Mohamed Ibn Chambas que les Togolais sont si fiers de ceux qui les maintiennent dans cette situation « misérablissime » depuis 50 ans qu’ils ont décidé de les plébisciter lors de l’élection présidentielle.

Les Togolais doivent donc applaudir pour la politique de la misère de Faure Gnassingbé et pour les 50 ans d’oppression et d’exploitation.

Source : Médard Ametepe, Liberté