peinture de drapeau togolais
Infog: DR

De nombreux dirigeants africains ont compris qu’ils doivent désormais bâtir le développement économique de leur nation sur des Homme d’affaires locaux afin de garantir une émulation de richesse au plan national. A contrario, le régime paranoïaque au pouvoir au Togo pousse ses fils et filles, férus des affaires en exil, ou pire, il les élimine.

Sur beaucoup d’éléments factuels, la propagande illusoire du régime RPT/UNIR est incapable de tromper l’opinion nationale et internationale sur ses échecs. En matière économique, malgré la publication régulière de statistiques d’autosatisfaction par le pouvoir de Lomé, le Togo demeure à la traine sur l’échiquier sous régional et continental.

Plus spécifiquement, il est aujourd’hui difficile sinon quasi-impossible de retrouver de grandes sociétés au Togo ou sur le continent africain appartenant exclusivement à des Togolais.

La promotion d’hommes d’affaires locaux est une culture depuis longtemps ancrée dans la politique des Etats anglophones en Afrique comme le Ghana, le Nigéria. L’impact positif de cette pratique sur l’économie nationale de ces Etats anglophones étant devenu irréfutables, de nombreux pays francophones voisins du Togo comme le Bénin, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire s’y sont mis.

Cependant, Faure Gnassingbé et ses collaborateurs ne l’ont toujours pas compris. Les hommes d’affaires sont regardés de mauvais œil par le régime comme de potentiels concurrents au fauteuil. Par conséquent, il faut les éliminer à tout prix.

Au Burkina Faso par exemple, on note l’émergence d’Hommes d’Affaires nationaux qui participent au financement de l’économie du pays dans plusieurs domaines. Ainsi le 18 février dernier, le Groupe Coris Investment de l’homme d’affaires Idrissa Nassa a eu l’opportunité d’acquérir la filiale burkinabé du géant français Total Energie.

C’est un peu plus de 170 stations services que cette holding burkinabé déjà présente dans plusieurs pays africains à travers le secteur bancaire et de l’assurance, s’est offerte par cette opération.

Au-delà des raisons politiques, notamment la tension entre le Burkina Faso et la France, qui ont entrainé le départ de Total Energie du pays, il convient de relever la liberté offerte à ces hommes d’affaires d’exercer leurs activités, créant ainsi des opportunités d’emploi au sein de leur propre nation.

Le cas du Togo est totalement aberrant et excessivement triste. La politique menée depuis plus de 50 ans par la dynastie Gnassingbé et ses alliées consiste à avoir eux-mêmes la mainmise sur tous les aspects économiques du Togo au mépris des règles élémentaires de démocratie.

Le régime RPT/UNIR ne connait pas l’incompatibilité entre le monde des affaires privées et la gestion de la chose publique. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle Faure Gnassingbé et ses ministres peinent à déclarer officiellement leurs biens comme la Constitution togolaise l’exige.

Pour renforcer cette opacité autour de l’économie togolaise, le régime RPT/UNIR n’hésite pas à mettre les bâtons dans les roues aux entrepreneurs nationaux. Aussi est-il aujourd’hui impossible de trouver des modèles togolais de réussite surtout sur le plan national.

La poignée de Togolais audacieux qui ont eu le courage de mettre en place des affaires sur le territoire national a été poussée en exil. Il y en a qui ont trouvé la mort comme le cas de feu Sow Agba Bertin dont l’épouse et le fils revenus au pays pour des rites funérailles, demeurent incarcérés par le pouvoir de Lomé.

Si le Groupe français Total Energie décide aujourd’hui de céder sa filiale du Togo, alors ce sont les barons du régime au pouvoir qui, par des montages financiers dont ils ont l’habitude, s’accapareront de cette affaire en lieu et place d’investisseurs privés locaux.

Source: lalternative.info