Un homme s’identifie toujours par quelque chose. Consciemment ou inconsciemment, il fait des choses qui le singularisent. Le « Vieux » a cassé la pipe depuis maintenant deux mandats, j’allais juste dire depuis 2005, et il a besoin de se reposer tranquillement à côté de son créateur de Jéhovah. On parie même qu’il est assis à sa droite, au regard des bonnes œuvres qu’il a réalisées sur terre ici bas.

N’est-ce pas qu’il a régné trente-huit (38) ans seulement sans donner « spayer » à quelqu’un, qu’il n’a touché aux cheveux d’aucun « Gnassingbélandais », qu’aucun opposant politique n’a été assassiné sous son règne, qu’il a laissé un pays en paix avant de partir en Mauritanie sans passeport ? Il a donc besoin de calme là où il est, et continuer à l’appeler pourrait faire qu’il va se croquer la langue avec les dents. Mais souffrez qu’on parle encore de lui.
Parlant de ce qui identifie le papa de quelqu’un, on peut citer 13 janvier, 24 janvier, 2 février, Awooyo, parole de militaire… Au-delà de ces choses énumérées, en matière de parler, le « Baobabier » s’est illustré par l’usage d’un terme : « n’est-ce pas… ? », « n’est-ce pas que… ? ». Dans une phrase simple composée d’un sujet et d’un verbe, sans complément donc, le gars est capable d’aligner deux « n’es-ce pas ? ». Exemple : « N’est-ce pas je mange n’est-ce pas ? ». On dit souvent qu’un silure ne donne jamais naissance à une carpe ; et il y a un de ses rejetons qui a hérité de cette expression qui semble congénitale et gravée sur le chromosome de la famille. Il s’agit du plus Rock des Gnassingbé. Souvenez-vous, lorsqu’il était aux commandes de la Fédération togolaise des « footaises », il nous en gavait à satiété.
Bon, on ne va pas passer notre existence à ne parler que de la famille aryenne. Le vieux a son « n’est-ce pas… » et « n’est-ce pas que… », mais Agbeyomé Kodjo, notre meilleur pote parmi tous les « zopposants » du pays a aussi sa marque de fabrique : « de toutes les façons ». On dirait qu’il a une addiction pour cette expression, comme il en a pour… – ce n’est pas avec notre bouche que vous allez manger piment. Entre deux phrases, il peut enchainer deux « de toutes les façons ». Parallèlement, il y a un autre terme qui revient souvent : « du moins ». Si les gens pensent que nous mentons comme un arracheur de dents, lorsqu’ils apprendront que le gars sera dans une émission sur une chaine, ils n’ont qu’à prendre un calepin et noter combien de fois il utiliserait ces termes, et après cet exercice, ils nous en diront.
Source : Liberté























