
On le connait très réactif sur plusieurs sujets d’actualité parfois sans grande importance : Fête des mères, des pères, Paques, Ascension, Assomption, Toussaints, Noël , Tabaski, Ramadan. Des catastrophes naturelles dans certains pays du monde, Faure Gnassingbé fait de postes pour adresser sa compassion ou condoléances.
Mais sur les tragédies dans son propre pays, il brille souvent par son silence bruissant.
Les fortes pluies du lundi 29 juin 2026 qui ont fait officiellement cinq morts et d’importants dégâts à travers le pays notamment les Régions Maritime, Plateaux et Centrale ont enregistré ce type de gouvernance sous le successeur de Gnassingbé Eyadema. Aucune réaction du Chef.
Certes, le gouvernement a pris des initiatives. Mais cela ne remplace pas un petit mot de compassion du Chef de l’Exécutif. Pendant que plusieurs familles sont endeuillées et d’autres sont sans abri, Faure Gnassingbé n’a fait aucune apparition nulle part comme l’ont fait d’autres ailleurs pour évaluer la situation.
Tout ce qu’il a pu trouver à faire vendredi 3 juillet , c’est de braver les étangs de Tokoin-Doumassesse sur le Boulevard Eyadema pour aller ouvrir au Palais des Congrès de Lomé une conférence ministérielle extraordinaire de son Alliance Politique Africaine (APA) placée sous le thème : «L’Afrique face à la crise du Moyen-Orient: impacts, défis et réponses stratégiques.
Là, le Président du Conseil en présence du Président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, Président en exercice de la CEDEAO, des représentants de la Commission de l’Union africaine (UA), les ministres des Affaires étrangères des États africains, les représentants des pays du Moyen-Orient, ainsi que des partenaires internationaux dit contribuer à l’élaboration d’une réponse africaine plus cohérente.
«En accueillant cette conférence à Lomé, notre objectif est de contribuer à une réponse africaine plus structurée. Une réponse de lucidité, parce que nous devons mesurer les risques tels qu’ils sont. Une réponse de résilience, parce que nous devons réduire nos vulnérabilités. Une réponse de souveraineté, parce que nous devons défendre nos intérêts propres. Une réponse de responsabilité, parce que l’Afrique doit contribuer à la désescalade, au dialogue et à la paix», soutient-il.
En quoi la résolution de la crise au Moyen Orient en Asie à des milliers de kilomètres est-elle plus urgente que des Togolais en détresse dans leur pays ?
En ces moments de désolation, aucun mot de réconfort n’est de trop pour les victimes.
Pis, le silence du CHEF est inconcevable. Et ce n’est pas la première fois.
Honoré Adontui
Source: LeCorrecteur.tg























