Administration dégarnie, activités en berne, dossiers de justice, renvoyés à la semaine prochaine, rendez-vous avec les autorités reportés sur la semaine prochaine et que sait-on encore. Pendant toute la période que dureront les luttes en pays kabyè, le travail au sein de l’administration togolaise est au ralenti. Et bien téméraire sera le ministre qui pourra taper sur les doigts de ses directeurs partis assister aux jeux olympiques au Togo. A ce rythme, on peut se demander ce que veulent les autorités togolaises.

En effet, il vous souvient qu’en 2015, d’abord pour sortir la liste du gouvernement actuel, il a fallu que les dieux d’Olympe descendent sur le pays. Mais rappelez-vous, même après sa formation, toute l’équipe était entrée en hibernation pour des semaines et c’était à Kara qu’enfin le premier conseil des ministres fut tenu. Les conséquences s’étaient fait ressentir sur le retard accusé pour apprêter le budget de fin d’année.
Cette fois-ci encore, le pays est en vacances pour cause d’Evala. Les dossiers peuvent toujours dormir, le pays appartient à la minorité qui fait et décide de quand se réveiller, si jamais il y aura réveil. Ailleurs, le mois de juillet constitue une période dans les divers départements ministériels pour mettre de l’ordre dans le prochain budget de l’Etat.
Aujourd’hui, comme pour ressembler à d’autres pays d’Afrique, les autorités togolaises chantent le droit à l’émergence. Seulement, comme pour paraphraser un artiste, la paix, ce n’est pas un mot, c’est un comportement. « L’émergence, ce n’est pas un mot, c’est un comportement ». Il suffit de comptabiliser le nombre d’heures perdues à assister à ces empoignades pour comprendre qu’au Togo, on a des autorités « folkloriques » peu enclines à bosser pour faire avancer le pays. En guise de comparaison, appréciez plutôt ce qui se fait en Côte d’Ivoire et qu’a rapporté BBC. « Avec plus de 8 % de croissance, la Côte d’Ivoire continue d’attirer les investisseurs aussi bien nationaux qu’internationaux et pourrait devenir, comme le souhaite le gouvernement un pays émergent d’ici 2020. Pour cela, il faut de l’argent et donc des investissements. Pour arriver à ses fins, les autorités ont misé sur le centre de promotion des investissements (CEPICI) qui a pour mission de trouver un sixième des 30.000 milliards de Francs CFA du plan national de développement d’ici 4 ans ». Et pourtant, ce pays se compose de plus d’ethnies que nous ici au Togo. Au boulot après les Evalympiques !
Source : Liberté























