La HAPLACIA. Vous vous demandez certainement de quoi il s’agit encore. Nous sommes tellement habitués aux dénominations ou sigles aussi vrombissants que saugrenus à « Gnassingbéland ». Ce n’est pas dame « 2×5 » qui dira pas le contraire.

Membres de la HAPLACIA après prestation de serment devant la Cour suprême : MM. Wiyao Essohana, Folivi Assiongbor David, Kudoh Ayayi, Arouna Lardja et Aladjou Agouta Tamou et Mmes Tchémi M’Mah, Ayena Akossiwa | Photo : Togo Presse

Rassurez-vous, HAPLACIA n’est pas le nom d’un concept musical ni celui d’un DJ ivoirien. C’est simplement la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées. Elle a été récemment mise en place par le « p’ti »pour traquer ses collègues et amis  de la minorité pilleuse qui se rendent complices d’actes de corruption. Reste à savoir là où lui-même se situe dans le groupe.

Ceci étant, il semble que la « Basse » autorité de prévention et de lutte contre la corruption est aussi pauvre que le rat d’église.  Les membres sont donc à la recherche de « blé » pour faire leur job. Seulement ils sont en train de quémander de l’argent chez ceux qu’ils sont censés contrôler. Curieux n’est –ce pas ?

Le « prégo » de cette institution de « pacotille » et certains de ses collaborateurs sont allés exprimer leurs besoins hier au PM, SKK qui, rappelons-le n’a pas encore « ouvert sa bouche pour parler ». « Au cours de cette visite, nous lui avons fait le rapport des formalités de notre installation  et en retour, nous avons sollicité son appui pour aller de l’avant. Il nous a rassurés, promis son appui, prodigué des conseils et nous a donné des précisions sur la mission qui nous a été confiée », a déclaré le président de Haplacia.

Tout d’abord, on s’interroge sur la nature de leur mission. Les faits de corruption dans l’administration publique comme privée ont pignon sur rue. Les membres de la minorité ont pour dénominateur commun la corruption, les fraudes, des détournements, des pots-de–vin, et des pots-de- Tchouk, des surfacturations, des extorsions de fonds, des dessous de table etc. le tableau est aussi sombre que la chambre à coucher de Tonton Belzébuth.

On se demande à juste titre ce que les membres de cette commission peuvent faire face à des dinosaures comme les ministres retro-commissionnaires et ceux qui collectionnent les scandales comme des bijoux. Donc les gros bonnets vont donner de l’argent pour se faire traquer avec. En tout cas, on va écarquiller les yeux pour voir la suite de ce feuilleton qui risque d’être intéressant. Comme le dirait Emmanuel Macron, c’est de la poudre de  Perlimpimpin.

Source : Liberté