
Depuis ce jeudi 26 juin 2025, le régime de Faure Gnassingbé a déployé ses unités spéciales et des militaires des forces de défense du pays avec à leurs côtés des miliciens armés pour réprimer dans le sang les concitoyens togolais qui ont décidé de manifester contre son « pouvoir à vie » et sa gestion calamiteuse du pays. Le Front « Touche Pas A Ma Constitution » dénonce un bain de sang orchestré pour traumatiser le peuple togolais.
La gravité des violences exercées ce jeudi 26 juin 2025 par les unités des forces de défense du Togo manipulées par le régime de Faure Gnassingbé qui, en plus, a payé des miliciens à cette basse besogne, a promptement fait réagir le Front « Touche Pas A Ma Constitution » (TPAMC) à travers un communiqué de presse publié ce vendredi.
Ce document étayé par des clichés effroyables des victimes du « massacre de ce 26 juin » fait un bref bilan de la barbarie commise :
* 2 cadavres repêchés dans le lac du quartier Adakpamé, ravivant le traumatisme d’une trentaine de corps sans vie repêchés dans la lagune de Bè, il y a quelques années ;
* Plusieurs dizaines de blessés dont au moins deux dans un état grave ;
* Plus d’une vingtaine d’arrestation ;
* Usage de blindés contre des manifestants pacifiques ;
* Miliciens armés opérant à visage découvert ou cagoulés aux côtés des forces de l’ordre.
Le Front TPAMC dit « NON » à ce qu’il qualifie de « barbarie d’Etat ». Au moment où les togolais se lèvent contre une les détournements de deniers publics, la corruption et autres crimes économique, le Front TPAMC constate que le régime a choisi d’investir de « l’argent pour équiper et payer des miliciens affectés à la répression ».
Le pouvoir de Lomé, dans son cynisme, n’a pas hésité à déployer des miliciens armés, circulant « dans des véhicules pick-up neufs sans plaques d’immatriculation » aux côtés des forces de l’ordre.
« Ils nous ont frappés sans prévenir, visant même les passants » rapporte le communiqué.
Le regroupement de partis politiques et d’OSC note que face au refus de la jeunesse togolaise de garder le silence sur les dérives du pouvoir de Faure Gnassingbé, celui-ci a choisi de répondre par la violence.
Le Front s’incline devant la mémoire des deux victimes retrouvées à Adakpamé et rend hommage au courage des Togolais qui ont bravé la répression.
Mais face au massacre de ce 26 juin, le sang versé crie justice !
A cet effet, le Front TPAMC exige entre autres, une enquête internationale sur les évènements de ce 26 juin, l’identification et la poursuite de tous les auteurs (exécutants comme donneurs d’ordre), la libération immédiate des personnes arrêtées et celle des centaines de détenus politiques, la dissolution des milices et des sanctions internationales contre les auteurs de ces crimes.
Par ailleurs, un appel est lancé pour une mobilisation multiforme de toutes les couches sociales du pays pour dire « NON » à la dictature et « OUI » à notre droit de vivre dignement. Par la même occasion, un appel de soutien est adressé à la jeunesse africaine, à la communauté internationale pour une rupture d’avec le régime criminel de Lomé.
Quant aux forces de défense et de sécurité, ils sont vivement exhortés à refuser d’être complices des massacres commis sur la population.
Pour terminer, le Front TPAMC fait savoir aux bourreaux d’aujourd’hui que « jamais un tyran n’a survécu à la détermination d’un peuple qui refuse de plier ».
Il faut noter ce vendredi 27 juin, date de publication du communiqué de presse du Front TPAMC, les manifestations se sont poursuivies dans plusieurs quartiers de Lomé.
Source: lalternative.info























