La Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI) n’a pas encore trouvé de repreneur. Mais cela n’empêche pas ses agents de continuer à saigner l’institution qui croule déjà sous des dettes. Bien que la BTCI ait été placée sous administration provisoire, il nous revient qu’il y a deux semaines, un trou financier d’une valeur de 38 millions a été découvert et deux personnes sont ciblées comme étant les auteurs du détournement.

L’agent Bertrand Tata Adjiwonou (insertion) de la BTCI est sous les verrous pour détournement de fonds de 38 millions FCFA. C’est bien s’il est réellement coupable. Entre temps, le ministre Ninsao Gnofam et l’ex-ministre Adji Otèth Ayassor qui ont empoché 10 milliards de FCFA de retro-commissions sur le projet de la route Lomé-Vogan-Anfoin circulent librement comme de l’air. Pire, pour naguer les Togolais, Faure Gnassingbé nomme Ayassor « Conseiller spécial à la Présidence » ! Parlez-vous de deux poids deux mesures? En passant , le Togo a dû emprunter récemment 30 milliards FCFA à la Chine pour continuer le projet de la dite route. Au finish, cette route « Gnofam-Ayassor-Ceco » coûterait au moins 66 milliards FCFA au contribuable togolais contre 26 milliards initialement prévus ! | Infog : 27avril.com + B.L.-B

Tata Adjiwonou est actuellement sous bonne garde de la Gendarmerie dans une clinique. En effet, l’homme a reçu un choc lorsque le pot-aux-roses a été découvert et piqué une crise. Il a été transporté dans une clinique sous la garde des gendarmes. Aux dernières nouvelles, il est toujours sous bonne garde à la clinique, en attendant la suite de ce énième détournement.

L’auteur du détournement aurait opéré avec un cousin à lui, lequel cousin serait en fuite. Il revient donc à la justice de faire son travail sans se pencher d’un côté ou l’autre. Nous avons déjà des informations selon lesquelles une certaine dame empêtrée dans une affaire d’abus de confiance et d’escroquerie, ferait des pieds et des mains pour faire pencher le droit du côté du prévenu. On veut croire que l’impartialité prévaudra et que la rigueur de la loi sera appliquée au cas où… Les deniers publics sont sacrés, même si des ministres continuent de prendre des largesses avec.

Source : Abbé Faria, Liberté N°2341 du Jeudi 15 Décembre 2016