Selon une enquête internationale, le trafic du Tramadol de contrebande se généralise en Afrique. Que ce soit en Egypte, au Ghana, au Burkina ou même à Togo ici, ce produit a le vent très en poupe. On ignore entre lui et le « boudè », lequel est le plus traficoté. Tramadol, le nom est joli, mélodieux, et beaucoup de personnes devraient penser à un produit (sic) inoffensif. Et pourtant !

Infog : RT / 27avril.com
Infog : RT / 27avril.com

A priori, c’est un médicament, un antalgique. Il parait qu’il réduit beaucoup la fatigue et dope les gens. Mais ce n’est pas comme Aspirine, Nivaquine, Paracetamol  ou Phensic. Ce qu’on ne dit pas assez, c’est que c’est une drogue XXL. C’est un dérivé synthétique de l’opium. « Ceux qui abusent du Tramadol ou de la codéine le font parce qu’en quantité suffisante, ils éprouvent une certaine euphorie. Son utilisation peut entraîner une dépendance psychologique et physique dans laquelle les utilisateurs ressentent des symptômes désagréables quand ils essaient d’arrêter d’en consommer », relève Isidore S. Obot, Professeur au Département de Psychologie à l’Université d’Uyo au Nigeria et Directeur du Centre de recherche et d’information sur la toxicomanie.

On parle de drogue du pauvre, qu’on peut donc trouver « gbandjo », moins cher quoi. Chez les « yovo yovo bonsoir », sa composition et sa consommation sont strictement contrôlées. Mais sous nos tropiques, c’est versé « waaaaaa » sur le marché. Au pays des Gnass, il suffit de demander à un « Zed » de t’indiquer un coin de vente, et tu es servi. Ils en sont les grands consommateurs. Il parait que le Tramadol est souvent administré aux chevaux de course pour booster leur performance. Mais malheureusement, c’est le produit préféré de nos amis les « Zed », et bonjour les accidents.

Après s’être offert un repas (sic) de Tramadol, certains prennent les autres usagers comme des fourmis à écraser. D’autres passent leur temps à nettoyer leurs engins, même sous les feux tricolores. Ils sont obligés de rouler non stop, parce que lorsqu’ils sont un peu à l’arrêt et ne font aucun geste, ils seront vite emportés par le sommeil. D’où le nom « tra-ma-dort », la transformation habille de travailler sans dormir. Pour rester éveillés, ils doivent alors nettoyer à tout bout de champ leur moto, même sous les feux tricolores et lorsque le vert s’allume. Les « kpakpatos » racontent que quand ils tombent de leur moto, pour les réveiller, il faut les asperger d’eau fraiche, et que si par bonheur ils reviennent à la vie, il faut les retenir, sinon ils se mettent à courir comme des détraqués. Ceci pourrait donc expliquer cela.

Source : Liberté